Cologne : première soirée d'un carnaval sous haute sécurité

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Après les agressions sexuelles du Nouvel An, 2.500 policiers étaient mobilisés pour la première soirée du carnaval de Cologne. 

A Cologne, la soirée du Nouvel An est encore dans toutes les têtes. Un peu plus d'un mois après, la ville s'apprête à vivre plusieurs jours de fête avec son grand carnaval, réputé dans le monde entier. Les premières festivités ont commencé mais dans les rues, jeudi soir pour la première soirée, il y avait beaucoup moins de monde que les années précédentes.

"Beaucoup de femmes m'ont dit qu'elles avaient peur". Mais Jessica est là, avec - elle y tient - son mini short et son décolleté. "Beaucoup de femmes m'ont dit qu'elles avaient peur maintenant", explique la jeune femme. "Quelques-unes ont décidé de porter d'autres costumes que normalement, comme des animaux ou des gros costumes qui cachent le corps et qui ne sont pas voyants. Mais moi, personnellement, je suis avec des amis, je ne bois pas trop d'alcool… Je n'ai pas peur", confie-t-elle au micro d'Europe 1.

"La ville et la police prennent la sécurité des femmes très au sérieux". Devant la cathédrale, un stand est consacré à la sécurité des femmes. Il est piloté par Cristina Kröndach. "Toutes les femmes, toutes les jeunes filles doivent pouvoir vivre leur envie de liberté, leur envie de faire la fête, leur envie de vivre. Elles doivent savoir que la ville, la police et les services de sécurité prennent la sécurité des femmes très au sérieux", précise-t-elle.

2.500 policiers dans les rues. Au total, 2.500 policiers venus de toute l'Allemagne sont présents dans les rues de Cologne - c'est trois fois plus que l'an passé - et des caméras sont installées dans les points sensibles de la ville. La mairie consacre cette année 360.000 euros pour assurer la sécurité pendant le carnaval.

L'enquête n'avance pas. Dans le même temps, l'enquête sur la nuit du Nouvel An stagne. D'un côté, plus de 1.000 plaintes ont été enregistrées. De l'autre, onze personnes ont été placées en détention provisoire, dont une seulement pour agression sexuelle.