Climat : insécurité alimentaire et conflits, le GIEC s'alarme

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Climat : insécurité alimentaire et conflits, le GIEC s'alarme
Photo d'illustration@ MAXPPP
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LE RAPPORT - Les experts du Giec alertent, dans leur dernier opus publié lundi, sur l'impact du réchauffement climatique.

Le SOS. Les experts du Giec alertent, dans leur dernier opus publié lundi à Yokohama (Japon), sur l'impact du réchauffement climatique et notamment les risques accrus d'insécurité alimentaire et de conflits au cours du 21e siècle. "La probabilité d'impacts graves, étendus et irréversibles s'accroît avec l'intensification du réchauffement climatique", écrivent les scientifiques du Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat (Giec) de l'ONU dans le "résumé" du deuxième volume de leur cinquième rapport.

Les populations les plus pauvres en première ligne. Cet état des lieux scientifique, le plus complet depuis le dernier rapport du Giec en 2007, réalisé par les meilleurs experts, recense les impacts déjà constatés du réchauffement, les risques à venir et les possibles actions d'adaptation, notamment pour chaque continent. A plusieurs reprises, le rapport souligne que ce sont les populations pauvres des pays du Sud qui subiront les impacts les plus forts du changement climatique. Le Giec met l'accent sur l'aggravation des pénuries d'eau, du nombre d'inondations importantes, des déplacements de population, de l'insécurité alimentaire et de la pauvreté. Un climat plus chaud aura en effet des conséquences sur la sécurité alimentaire, en particulier dans les pays du Sud: la répartition des espèces marines et donc de la pêche va changer, les rendements agricoles vont être modifiés avec des bénéfices pour quelques régions, une baisse pour beaucoup d'autres.

Comment agir ? Le Giec présente une série de mesures d'adaptation à une planète plus chaude (protection des côtes, stockage d'eau, irrigation, nouvelles pratiques agricoles, systèmes d'alerte sanitaire, déplacement d'habitats, etc.). Mais pour Chris Field, co-auteur du rapport, "à des niveaux élevés de réchauffement dus à la croissance continue des émissions de gaz à effet de serre, les risques seront difficiles à gérer et même des investissements importants et continus dans l'adaptation montreront leurs limites".

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