Centrafrique : Hollande devant la dépouille des soldats tués

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Centrafrique : Hollande devant la dépouille des soldats tués
@ REUTERS
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LA DÉCLARATION - "Il était temps d'agir", a assuré le président français lors d'un passage à Bangui.

Le recueillement. "Antoine et Nicolas sont morts pour la France, pour une belle mission où ils ont donné leur vie pour en sauver d'autres", a-t-il ajouté. Venu d'Afrique du Sud, où il a assisté le jour-même à la cérémonie d'hommage à Nelson Mandela, François Hollande s'est immédiatement recueilli devant les cercueils des deux soldats du 8e régiment parachutiste d'infanterie de marine de Castres (sud) à l'aéroport de la ville, où est basé l'essentiel du dispositif de l'opération française Sangaris, 1.600 hommes au total.

"L'émotion, elle est évidente après ce qui s'est produit: deux soldats qui sont morts pour la mission qui leur avait été confiée, qui se poursuit, et d'autres soldats qui sont encore en ce moment même, au moment où je suis présent, sur le terrain, pour pacifier cette ville et ce pays", a déclaré le président. Mais "il était temps d'agir (...) Ici même à Bangui près de 400 personnes ont été tuées. Il n'était plus le temps de tergiverser", a déclaré le chef de l'Etat devant les troupes françaises, alors que la ville - placée sous couvre-feu - était survolée en permanence par des avions et des hélicoptères de combat.

"La France, ici en Centrafrique, ne recherche aucun intérêt pour elle-même". François Hollande l'a répété : les soldats français ont pour mission de "rétablir la sécurité, protéger les populations et garantir l'accès de l'aide humanitaire" en République centrafricaine, pays livré au chaos et à une spirale infernale de violences inter-religieuses depuis la prise du pouvoir en mars 2013 par une coalition hétéroclite de groupes rebelles à dominante musulmane. "La France, ici en Centrafrique, ne recherche aucun intérêt pour elle-même (...) La France vient défendre la dignité humaine", a ajouté le président français.

Dans les coulisses... Xavier Yvon, l'envoyé spécial d'Europe 1 en Centrafrique, livre deux clichés, avant et après cette cérémonie. Entre extrême tension et couacs d'organisation.

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