Centrafrique : d'autres pays européens en renfort

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Centrafrique : d'autres pays européens en renfort
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L’ESSENTIEL - Laurent Fabius a annoncé que des soldats d’autres pays européens allaient être déployés en Centrafrique.

L’INFO. L’annonce était attendue. Laurent Fabius, le ministre des Affaires étrangères, a déclaré mardi que des soldats d’autres pays européens seraient bientôt déployés en Centrafrique, où l’armée française intervient déjà. La Belgique envisage d'envoyer 150 soldats pour une "mission de protection" des aéroports dans le pays. Pendant ce temps-là, l’armée française a mené mardi une opération de désarmement à Bangui, la capitale centrafricaine, où des exactions ont été commises. Europe1.fr fait le point sur la situation.

Des troupes au sol de pays européens. "Nous aurons bientôt des troupes au sol qui seront apportées par nos collègues européens", a annoncé mardi Laurent Fabius, soulignant : "c’est l’une des premières fois que cela se produit".

Laurent Fabius à l'Assemblée nationale :

Dans la foulée, une source militaire belge a indiqué que Bruxelles envisageait d'envoyer 150 soldats pour une "mission de protection" des aéroports en Centrafrique. Le gouvernement belge a déjà donné son feu vert à la mise à disposition de deux avions de transport et étudie la "faisabilité" d'aller plus loin, à la suite d'une demande "informelle" de Paris.

Dimanche, invité du Grand rendez-vous Europe 1/i-Télé/Le Monde, Laurent Fabius avait affirmé que "les Polonais ser[aient] avec nous sur le plan logistique, les Britanniques, les Allemands, les Espagnols, les Belges". Avant d’ajouter, à propos d’un éventuel soutien militaire : "deux d’entre eux sont en train de s’interroger", sans les citer.

Laurent Fabius, invité du Grand rendez-vous Europe 1/i-Télé/Le Monde :



Centrafrique : "quand vous êtes la France, vous...par Europe1fr

A l’heure actuelle, quelque 1.600 soldats français interviennent en Centrafrique, en soutien des troupes africaines, qui comptent 3.200 hommes.

Une opération dans un quartier de Bangui. Mardi, peu avant l’annonce de Laurent Fabius, l’armée française a mené une opération dans un bastion de miliciens chrétiens dans le quartier de Boy-Rabe, au nord de Bangui. Cette zone située en limite de la brousse sert de refuge à de nombreux miliciens "anti-balaka", en lutte contre l’ex-rébellion Séléka, à dominante musulmane. Jusqu’à présent, les militaires français visaient essentiellement les ex-Séléka, neutralisés et cantonnés dans des casernes.

45.000 personnes s’entassent dans un camp de déplacés à Bangui, depuis l’arrivée de soldats français.

© EUROPE 1/XAVIER YVON

Près de 210.000 déplacés. Dans ce contexte de violences interreligieuses, près de 210.000 déplacés ont été comptabilisés, sur les 800.000 que compte Bangui, depuis deux semaines. D’après l’ONU, ils sont en outre près de 2.000 à avoir fui lundi en République démocratique du Congo (RDC) voisine. La frontière est fermée mais la RDC laisse entrer ceux qui parviennent à traverser le fleuve Oubangui. "Ils disent qu’ils fuient l’horreur à Bangui, les exactions", explique une responsable du Haut-commissariat de l’ONU pour les réfugiés, pour qui l’afflux de réfugiés pourrait être bien plus important une fois la frontière ouverte.

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