Ce que vous ne savez pas encore sur Donald Trump (le 45e président des Etats-Unis)

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Ce que vous ne savez pas encore sur Donald Trump (le 45e président des Etats-Unis)
Le 20 janvier prochain, Donald Trump remplacera officiellement Barack Obama à la Maison-Blanche.@ AFP
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TOUT SUR TRUMP - Il était le président que l'on n'attendait pas. Le businessman populiste Donald Trump a réussi l'impensable mardi 8 novembre, en remportant l'élection présidentielle face à Hillary Clinton. Voici qui est le 45e président des Etats-Unis.

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Peu y croyaient ; lui si, de toutes ses forces. Donald Trump a réalisé un hold-up incroyable, en s'emparant démocratiquement de la Maison-Blanche. Dans la nuit de mardi à mercredi, il a gagné l'élection présidentielle américaine face à la grande favorite, Hillary Clinton. Le 20 janvier prochain, il remplacera donc officiellement Barack Obama et le monde doit désormais l'appeler "Mister President". Excessif, impulsif, sans expérience politique, rien ne prédestinait pourtant Donald Trump à prendre les rênes de la première puissance mondiale.

Alors, qui est-il vraiment ?

  • Son parcours :  business et paillettes

Le businessman. Avant de se lancer en politique, Donald Trump était surtout connu pour être un businessman. Né à New York, rapidement envoyé dans une école militaire pour tenter de calmer son tempérament volcanique, il suit la voie tracée par son père, un promoteur immobilier new-yorkais. Après des études de commerce, il rejoint l'entreprise familiale. Son père l'aide à ses débuts avec un prêt d'un million de dollars.  "Il a fait sa fortune en profitant de l'héritage familial de façon classique, en investissant dans l'immobilier de luxe, les hôtels et les casinos", précise Dominique Simonnet, journaliste, auteur de plusieurs ouvrages sur la politique américaine et d'un documentaire Clinton-Obama, les secrets d'une rivalité, diffusé dimanche sur France 5.

Pour le meilleur comme pour le pire. Dans sa carrière, "The Donald", a intenté ou été la cible de dizaines de procès civils en lien avec ses investissements. Lors de la campagne, il a d'ailleurs reconnu à demi-mots qu'il n'avait pas payé d'impôts fédéraux pendant des années, après avoir déclaré des pertes colossales de 916 millions de dollars en 1995.

Le showman. Donald Trump, c'est aussi les paillettes. Il veut briller. Et pour y arriver, le milliardaire fréquente les soirées branchées, épouse une mannequin, Ivana, multiplie les apparitions à la télévision et devient même animateur d'une émission de télé-réalité : "The Apprentice". Il était aussi jusqu'en 2015 copropriétaire des concours Miss Univers et Miss USA.

La politique plus tard. La politique, il ne la découvre que très récemment, "même si cela fait longtemps qu'il le désire. Dans les années 1980, il envisage de se présenter mais finalement renonce", pointe Dominique Simonnet. Lorsqu'il se présente en 2015, comme candidat à la primaire des républicains, il profite de circonstances particulières. "Depuis plusieurs années, le parti républicain s'est placé plus à droite de l'échiquier. Cette ligne politique, en faveur des extrêmes, a nourri le discours de Trump sur le protectionniste, sur l'immigration", analyse le journaliste.

  • Sa galaxie : ses enfants, l'ancien maire de New York

Sa famille. Donald Trump aime répéter qu'il prend ses décisions seul. Mais le candidat dispose d'un premier cercle aussi influent que restreint. Au premier rang, Melania Trump, sa femme, un ancien mannequin de 46 ans. Mais aussi ses enfants, Donald Trump Jr, Eric, et Ivanka Trump, tous vice-présidents de la Trump organisation. C'est sûrement grâce à cette dernière, qui a  contribué à dessiner les propositions du candidat sur la garde d'enfant et les congés maternité, que Donald Trump a réussi à gratter le vote de quelques femmes. "Donald Trump a vendu l'image de l'Amérique nativiste. Celle d'une famille traditionnelle, bien que recomposée", précise Dominique Simonnet. 

Le porte voix d'un mouvement d'extrême droite. Parmi sa garde rapprochée, on trouve aussi Stephen Bannon. Son directeur général de l'équipe de campagne est aussi un important porte-voix de "l'alt-right", un mouvement qui rassemble des nationalistes blancs anti-immigrés et des personnes farouchement opposées à l'establishment politique.

Rudy Giuliani. Kellyanne Conway, directrice de campagne de Donald Trump a rejoint son équipe cet été, après avoir soutenu lors des primaires le sénateur texan Ted Cruz. Elle était chargée de son service après-vente dans les médias. Le nouveau président des États-Unis a également pu compter sur le soutien indéfectible de l'ancien maire de New York, Rudy Giuliani.  Il a été l'un des rares à le défendre sans nuance lorsque s'amoncelaient les accusations d'attouchements sexuels.

 

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Donald Trump avec son fils, Barron, sa femme Melania et sa fille Ivanka. (AFP)

  • Ses "people" : Chuck Norris et Clint Eastwood

Contrairement à son adversaire démocrate, les célébrités américaines ne se sont pas bousculées pour épauler le candidat républicain. Parmi ses quelques soutiens, les très républicains Chuck Norris et Clint Eastwood, l'ancien boxeur Mike Tyson ou le père d'Angelina Jolie, l'acteur oscarisé Jon Voight.

  • Son moment clé : son enfance

 "Ce qui fait Donald Trump, c'est vraiment son père et sa jeunesse à l'académie militaire, où il est élevé à la dure", selon Alain Bercoff, journaliste auteur de Donald Trump, les raisons de la colère. C’est durant cette période de sa vie qu’il a développé une mythologie de la gagne extrêmement forte. "

  • Son obsession :  la gagne

Donald Trump, un homme de convictions ? On a du mal à le croire. Dans son parcours, comme lors de la campagne, il a fait preuve d'un grand talent pour avancer une idée puis se rétracter, comme sur la question de l'avortement ou sur l'instauration d'un salaire minimum.  

Mais pour André Bercoff, le seul journaliste français à avoir rencontré le nouveau président pendant la campagne, Donald Trump montre pourtant une certaine constance dans ses idées. "Dans une publicité qu'il avait achetée dans un journal, en 1987, il évoquait déjà énormément de thèmes actuels, comme le protectionnisme. Il a toujours été contre la droite, contre la gauche. Il est pour les affaires, mais contre Wall Street". "Son obsession, c'est de gagner pour lui, mais aussi pour l'Amérique", assure le journaliste. "Sinon pourquoi être allé jusque-là? "

  • Son points fort :  son franc-parler

"Mon meilleur avantage, c'est mon tempérament", affirmait Donald Trump lors du premier débat télévisé l'opposant à Hillary Clinton. En un sens, il n'avait pas totalement tort. " Sa violence, sa manière brutale de parler, son caractère populiste, son côté voyou, ont séduit les gens en colère", remarque Dominique Simonnet.

Cela peut surprendre, ici en France, mais son argent est aussi l'un de ses points forts.  "C'est l'une des choses que ses supporters aiment chez lui. Il n'est pas achetable comme aurait pu l'être Clinton", note André Bercoff.

  • Son point faible : son incompétence

Sur la forme, il a su exploiter la colère des Américains. Mais sur le fond ? "Son plus gros défaut est son incompétence. Il n'a pas l'étoffe pour être président", selon Dominique Simonnet. Et les démocrates ne sont pas les seuls à le dire. Les Bush et les McCain aussi, figures du Grand Old Party (les républicains), ont estimé qu'il n'était pas à la hauteur de la fonction.

André Bercoff nuance : " Je me rappelle que Ronald Reagan avait déclenché un concert de rigolade lorsqu'il a été élu. Il s'est révélé être un très bon président. Donald Trump est un négociateur." Pour le journaliste, son point faible est d'abord sa suréactivité "qui lui faire dire n'importe quoi".

  • Sa passion : le golf

A part s'occuper de sa chevelure blonde, plus que commentée, Donald Trump occupe son temps libre en jouant au golf. Il possède plus de 140 terrains dans le monde. "The Donald" raffole tellement de ce sport qu'il a émis l'idée de se faire enterrer sur un cours de golf, rapporte le journal américain Miami Herald.

Dans une interview donnée à USmagazine, en 2015, on apprend également qu'il adore lire des biographies et le journal conservateur New York Post, mais aussi manger des hamburgers.