Cassez : "ce qu’on craignait est arrivé"

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Cassez : "ce qu’on craignait est arrivé"
L'avocat de Florence Cassez ne cache pas sa colère.@ Max PPP
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Les proches de la Française sont indignés par la décision mexicaine et se mobilisent.

L’avocat français de Florence Cassez est amer. Au lendemain du rejet au Mexique du pourvoi en cassation de la Française de 36 ans, condamnée à 60 ans de prison pour enlèvements dans ce pays, Franck Berton se dit partagé entre "colère, déception et amertume".

"On a vécu une crainte depuis des semaines, que le pouvoir politique l’emporte sur le pouvoir judiciaire. Et ce qu’on craignait est arrivé", a déploré l'avocat vendredi au micro d’Europe1.

Comment expliquer la détermination du Mexique dans cette affaire ? "Il n'y a aucun élément sur le fond du dossier. A travers cette décision, Florence Cassez devient une otage politique", tranche Franck Berton. "On attendait d’avoir une justice souveraine et ça n’est pas le cas. (…) Florence est devenue un symbole", estime-t-il.

"On ne lâchera pas"

Les parents de la jeune femme ont immédiatement appelé à un surcroît de mobilisation. "Je demande l'annulation pure et simple de l'année du Mexique en France et peut-être d'autres mesures de boycott touristique", a ainsi déclaré la mère de Florence, Charlotte Cassez, lors d'une conférence de presse à Lille. "Je souhaite que tous les politiques, des plus petits au plus grand, se mobilisent, se retrouvent, se regroupent pour des actions fortes", a déclaré le père de Florence, Bernard Cassez. "On se sent tout petits face à tant de corruption mais nous sommes déterminés et on ne lâchera pas", a-t-il ajouté.

La classe politique semble répondre présent. Les parents de la Française doivent être reçus lundi à l'Elysée par Nicolas Sarkozy. Vendredi, la première secrétaire du PS et maire de Lille Martine Aubry, a appelé les collectivités locales dirigées par des socialistes à boycotter les manifestations de l'année du Mexique en France.

Il s'agissait pour Florence Cassez de l'ultime recours face à la justice mexicaine. "Le gouvernement français va explorer toutes les voies de droit à sa disposition, sur le plan national et international, pour accompagner les actions que Florence Cassez décidera d'entreprendre", a promis Michèle Alliot-Marie.