Canada : accord a minima pour la réduction des émissions de GES

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Canada : accord a minima pour la réduction des émissions de GES
Un accord a minima a été conclu pour respecter les objectifs fixés par la COP 21 (photo d'archives). @ LOIC VENANCE / AFP
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Deux provinces canadiennes sur 10 ont cependant refusé de signer cet accord, basé sur l'imposition d'une taxe carbone progressive à partir de 2018. 

Un accord a minima et à la carte a été finalisé vendredi entre le gouvernement fédéral canadien et les provinces pour réduire les émissions de gaz à effet de serre afin de respecter la ratification de l'accord de Paris sur le climat. Deux provinces sur les 10 de la confédération, la Saskatchewan et le Manitoba, ont cependant refusé de signer cet accord basé sur l'imposition d'une taxe carbone progressive à partir de 2018 ou de mettre en place des mécanismes équivalents de réduction des émissions.

"Nous devrons faire plus". Le Premier ministre Justin Trudeau a annoncé la conclusion avec les responsables des 10 provinces et trois territoires d'un "cadre qui comprend des mesures réelles et concrètes pour construire une économie forte et propre". Mais, a-t-il nuancé, la taxe carbone "n'est pas une mesure suffisante pour atteindre les cibles ambitieuses de l'accord de Paris". "Pour y arriver, nous devrons faire plus", a reconnu Justin Trudeau.

Réduction de 30% d'ici 2030. Le Canada a pris l'engagement de réduire les émissions de GES de 30% d'ici 2030, par rapport à 2005. A un peu plus de 700 millions de tonnes, ces émissions pèsent moins de 2% du total mondial mais sont d'environ 200 millions de tonnes supérieures aux engagements pris par le Canada à Paris. Le gouvernement Trudeau a dû abaisser ses ambitions afin d'obtenir la signature de la Colombie-Britannique qui refusait de payer plus que les autres provinces en raison de son avance en matière de taxe carbone.