David Cameron sort les rames pour éviter un Brexit

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David Cameron sort les rames pour éviter un Brexit
@ AFP
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Ses propres députés eurosceptiques lui mettent la pression, sans parler du parti europhobe et anti-immigration Ukip. 

Il essaye tant bien que mal d'éviter une sortie de la Grande-Bretagne de l'Union européenne. David Cameron a sorti les rames mercredi devant ses députés pour tenter de leur "vendre" l'accord conclu avec Bruxelles. Il se heurte notamment aux réticences des eurosceptiques de son propre camp. 

Des compromis durs à avaler. "Menons ce combat ensemble!", a solennellement lancé David Cameron aux députés, au lendemain de la publication par Bruxelles d'un projet d'accord comprenant plusieurs réformes. Le dénouement est "proche", a-t-il ajouté, en laissant entendre qu'il privilégiait la date du 23 juin pour le référendum qui doit permettre aux Britanniques de se prononcer sur l'accord final. Le plan pour éviter un "Brexit" met notamment sur la table un "frein d'urgence" pour que Londres puisse couper des aides sociales aux travailleurs intra-européens, et des garanties que la City ne pâtira pas d'un renforcement de l'euro.

Un accord "vraiment pitoyable". Dans le camp eurosceptique, le député européen Nigel Farage, chef de l'Ukip, s'est gaussé de ce préaccord "vraiment pitoyable". Sous forte pression du parti europhobe et anti-immigration Ukip et de ses propres députés eurosceptiques, David Cameron continue d'agiter la possibilité de faire campagne pour un "Brexit", si les négociations bloquent avec ses partenaires européens. "La meilleure réponse est de rester dans une Europe réformée. Mais si je ne peux l'obtenir, je répète que je n'exclus rien", a-t-il martelé.



La presse fait vivre le débat. Le ton outragé de la presse britannique laisse aussi présager un débat difficile, alors que les sondages montrent une opinion publique divisée et une légère majorité en faveur d'un "Brexit". "The Mail admire David Cameron (...) mais sur l'Europe, nous devons franchement dire que son aveuglement est à couper le souffle", critiquait le Daily Mailqualifiant en "Une" le projet de "grande illusion".  Presque seul à défendre David Cameron, le Financial Times jugeait qu'il "a fait mieux que prévu dans cette renégociation". 


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