Bruxelles, le jour d'après : "continuer ma vie"

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ATTENTATS - Après les attentats qui ont frappé Bruxelles, les habitants de la ville essayent de reprendre une vie normale.

REPORTAGE

Continuer à vivre normalement. Après les attentats qui ont frappé Bruxelles mardi matin et fait, selon un bilan encore provisoire, une trentaine de morts et plus de 200 blessés, les habitants de Bruxelles veulent reprendre une vie normale malgré le traumatisme. Europe 1 a rencontré une famille vivant près de la station de métro Maalbeek, où a eu lieu l'un des attentats.

Une chaîne entre les parents. Johanna, la maman, a vécu la journée d'hier au rythme des sirènes hurlantes, des ambulances et des voitures de police, mais aussi dans l'attente de pouvoir aller chercher ses enfants. Comme le veux la procédure dans une telle situation, les enfants étaient en effet confinés dans les salles de classe de l'école par mesure de sécurité. "Il y a eu une chaîne qui s'est organisée par mail avec les parents pour récupérer les enfants qui se seraient retrouvés bloqués parce leurs parents ne pouvaient pas venir les chercher", explique Johanna. "Nous, on s'est organisé avec des voisins et ont a été chercher les enfants à pied et finalement ça s'est bien passé", poursuit-elle alors que tous les transports en commun de la ville étaient fermés.

Expliquer aux enfants. A table, au moment du dîner, il était aussi nécessaire de parler de ses événements, d'expliquer la situation aux enfants. Là encore, il n'était pas question de ne pas aller à l'école mercredi. "Je pense pas trop à ça, on continue l'école comme normalement parce que le directeur nous a parlé, donc ça va bien se passer", dit Arthaud, le jeune fils de la famille.

"Je décide de continuer ma vie". "Je refuse d'être terrorisé par des actes de ce type et donc je décide de continuer ma vie", explique pour sa part le papa, Nicolas, médecin urgentiste qui a été mobilisé mardi pour secourir les victimes. "Il faut avouer que le fait que les attentats de Paris se soient passés avant ceux de Bruxelles nous a permis de mieux nous préparer psychologiquement au fait que cette horreur était possible en Europe", poursuit-il. "Du coup, on a été moins surpris par ces événements barbares, même si on espérait que ça ne se passe pas".