Brown se rallie à Paris et Berlin sur les bonus bancaire

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Brown se rallie à Paris et Berlin sur les bonus bancaire
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Très réticent sur l’idée de limiter les bonus bancaire, le premier ministre britannique a finalement signé jeudi la lettre commune rédigée en vue du G20.

Il aura fallu deux jours à Paris et Berlin pour convaincre le premier ministre britannique Gordon Brown de signer la lettre commune du G20. Le document aurait du être publié mardi, il n’est arrivé signé que jeudi matin sur le bureau du premier ministre suédois Fredrick Reinfeldt, président en exercice de l’Union européenne.

Jusque là très réticent, notamment en matière de plafonnement des bonus, le premier ministre britannique a finalement rejoint la position commune franco-allemande. Un ralliement qui n’a pas été fait sans concession. L’idée de plafonner les bonus individuels des traders a notamment été abandonnée.

Dans cette lettre, le président français, la chancelière allemande et le premier ministre britannique énumèrent une série de "principes" qu'ils souhaitent que le G20, lors du sommet prévu les 24 et 25 septembre à Pittsburgh, aux Etats-Unis, transforme en "règles obligatoires" pour les établissements financiers, de "taille importante".

Parmi ces "règles", les trois dirigeants européens veulent "examiner les moyens de limiter le montant des bonus dans les banques, soit en proportion des rémunérations totales, soit en fonction des revenus et/ou des profits de la banque". Ils estiment également que "la rémunération variable doit être fixée à un niveau approprié par rapport à la rémunération fixe et doit dépendre de la performance de la banque".

Nicolas Sarkozy, Angela Merkel et Gorden Brown prônent enfin l'adoption d'une "feuille de route" pour la réforme de la gouvernance du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale, qu'ils fixent respectivement à janvier 2011 et au printemps 2010.