Brexit : ces "punchlines" qui ont marqué la campagne

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Brexit : ces "punchlines" qui ont marqué la campagne
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Pendant deux mois, les partisans du "in" et du "out" n’ont pas hésité à sortir l’artillerie lourde pour faire basculer une campagne aussi tendue qu’indécise. 

Dix semaines d’insultes, de phrases assassines et de vérités plus ou moins détournées. Depuis son lancement le 15 avril dernier, la campagne autour du référendum sur le maintien du Royaume-Uni dans l’UE a parfois ressemblé à une grande foire d’empoigne. A la veille du scrutin décisif, Europe 1 revient sur les déclarations les plus tapageuses des partisans d’un camp comme de l’autre, révélatrices des peurs et des espoirs du peuple britannique. Mais aussi des rivalités au sein de la classe politique du pays.


10% d’immigrés en plus, c’est 2% de salaire en moins pour le travailleur britannique

C’est un des champs de bataille privilégié des deux camps. Tout au long de la campagne, les défenseurs du "out" ont dénoncé la libre-circulation des personnes au sein de l’UE, l’un de ses principes fondateurs. Un gouffre financier à en croire le parti nationaliste de Nigel Farage Ukip, mais aussi Boris Johnson, pour qui le rétablissement des frontières serait une très bonne chose. L'ancien maire de Londres s’est montré très concerné par la problématique de l’immigration, jusqu’à s’autoproclamer expert en matraquage statistique, comme en témoigne cette première salve. A noter qu’à l’inverse, une étude du ministère des finances britannique affirme qu’un Brexit mettrait 500.000 sujets de sa Majesté au chômage en deux ans.


La France est le premier débouché du whisky écossais

De l’autre côté du spectre politique, Jeremy Corbyn, le chef de file des travaillistes, s’est trouvé bien embêté lors de la campagne. En effet, ce vieux grognard, déjà en politique en 1975, avait pris parti lors du référendum qui se tenait à l’époque contre la présence du Royaume-Uni dans la CEE, l’ancêtre de l’UE. 40 ans plus tard, il défend le "in", tout en restant très critique sur le fonctionnement de l’Union Européenne. L’argument mobilisé ? Le frein économique majeur que représenterait le retour des barrières douanières pour les exportations britanniques. Un cas illustré avec beaucoup de pédagogie.


Napoléon, Hitler, plusieurs personnes ont essayé de faire un super-Etat européen, et cela s’est terminé de manière tragique. L’Union européenne est une autre tentative avec des méthodes différentes.

Au Royaume-Uni, plus qu’ailleurs peut-être, l’Union européenne souffre d’un déficit d’image auprès des citoyens.Trop bureaucratique, trop peu démocratique, trop éloignée des préoccupations du quotidien… Des critiques reprises par les partisans du "out" pendant toute la campagne. Mais encore une fois, c’est Boris Johnson, l’ancien maire de Londres, qui est allé le plus loin dans sa critique de l’UE. Trop loin ?


Boris Johnson ? Un charmant bouffon de cour

Grâce à son omniprésence médiatique, Boris Johnson s’est affirmé comme le principal rival de David Cameron au sein des Tories pour les échéances électorales futures. Tout cela n’a pas beaucoup plu au 10, Downing Street. Les proches de Cameron n’ont donc pas hésité à torpiller le trublion Boris Johnson. L’une des répliques les plus cinglantes est l’œuvre de l’ancien Premier ministre John Major.


Je suis convaincu que je reviendrai chercher mes gains après le référendum

Longtemps en tête des sondages, l’option du "out" est désormais au coude à coude avec le "in" depuis le meurtre de la députée Jo Cox, qui a choqué tout le pays. Les plus eurosceptiques, comme Nigel Farage, tentent donc par tous les moyens de faire basculer le scrutin en leur faveur. Ce qui a poussé le leader de Ukip à parier 1000 £ (1300 euros) sur le "out".

Manque de chance pour Nigel Farage, sa sortie n’a pas échappé à Tony Guoga, ancien joueur de poker et représentant de la Lituanie au Parlement européen. Repris par le démon du jeu, il a proposé à Nigel Farage de refaire le même pari sur un million de Livres cette fois-ci.

À chaque fois que je vous vois à Bruxelles, soit pas très souvent, vous tournez le dos à tout le monde. Vous voulez aller à tapis ? Allons-y !

Pour Nigel Farage, les jeux seront faits jeudi. On verra alors si rien ne va plus pour lui.