Brexit : Lego ne fera plus sa publicité dans le "Daily Mail", dénonçant la "haine" véhiculée envers les migrants

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Brexit : Lego ne fera plus sa publicité dans le "Daily Mail", dénonçant la "haine" véhiculée envers les migrants
Lego condamne la ligne éditoriale du "Daily Mail".@ THOMAS SAMSON / AFP
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La marque de jouets Lego a décidé d'arrêter toute action commerciale avec "The Daily Mail", accusé de nourrir la xénophobie outre-Manche avec ses couvertures anti-migrants depuis le Brexit.

C'est un choix profondément politique. Le groupe danois Lego a annoncé samedi qu'il arrêtait la promotion de ses jouets dans le tabloïd The Daily Mail suite à une campagne dénonçant la "haine" véhiculée par certains journaux britanniques sur fond de Brexit et de crise des migrants. "Nous avons mis fin à notre accord avec le Daily Mail et ne prévoyons pas d'autre action commerciale à l'avenir", a indiqué une porte-parole du groupe, qui offrait des jouets gratuits avec certaines éditions du journal. Le fabriquant danois a tweeté la même phrase en réponse à un message posté sur le réseau social par la campagne "Stop funding hate", qui encourage les entreprises à arrêter de collaborer avec les journaux alimentant "la haine, la discrimination et la diabolisation".



Un père de famille alerte la marque de jouet. Dans son tweet, "Stop funding hate" (arrêtez de financer la haine) a plus particulièrement relayé la lettre d'un père de famille à Lego dans laquelle il s'émeut de voir la marque associée à un journal "qui accuse les immigrés de tous les maux". "Nous consacrons un soin particulier à écouter les enfants. Et lorsque des parents ou des grands-parents prennent le temps pour nous faire savoir ce qu'ils ressentent, nous les écoutons tout aussi attentivement", a répondu la porte-parole de Lego, Kathrine Bisgaard Vase.  

Des médias pourvoyeurs de xénophobie. Le Daily Mail est régulièrement accusé de nourrir le sentiment xénophobe avec ses couvertures anti-migrants. Le tabloïd europhobe a également été très critiqué en qualifiant récemment d'"ennemis du peuple" les trois juges de la Haute Cour ayant décidé que le Parlement britannique devait avoir son mot à dire sur le processus du Brexit. D'autres journaux populaires comme The Sun et The Daily Express sont également dans le collimateur de la campagne qui cherche à convaincre des entreprises comme Marks and Spencer de renoncer à faire de la publicité dans ces médias.