Brésil : Lula annonce vouloir se présenter à la présidentielle de 2018

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Brésil : Lula annonce vouloir se présenter à la présidentielle de 2018
"Je veux dire à mon partiqu'à partir de maintenant, je vais revendiquer le droit d'être candidat" à la présidentielle de 2018, a déclaré l'ancien président du Brésil de 2003 à 2010.@ Miguel SCHINCARIOL / AFP
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L'ex-président Lula a annoncé jeudi vouloir se présenter à la présidentielle au Brésil en 2018, lors de sa première réaction à sa condamnation à près de dix ans de prison.

L'ancien président brésilien Luiz Inacio "Lula" da Silva a décidé jeudi de faire appel de sa condamnation à neuf ans et demi de prison pour corruption. Lula a également annoncé qu'il serait candidat à l'élection présidentielle de 2018.

"Ils ne m'ont pas encore exclu du jeu". "Ils ne m'ont pas encore exclu du jeu", a-t-il dit devant ses militants au siège du Parti des travailleurs à Sao Paulo. Selon lui, cette enquête n'est qu'un moyen de déstabiliser l'élection et il n'y a aucune preuve qui justifie une telle condamnation. L'ancien président restera libre jusqu'à l'issue de son procès en appel. La veille, Cristiano Zanin Martins, un de ses avocats, avait déclaré à des journalistes à Sao Paulo que la justice avait refusé de prendre en compte des éléments à décharge pour Lula, ce que conteste le juge Sergio Moro qui a prononcé la condamnation.

Toujours très populaire au Brésil. Lula reste très populaire et faisait jusqu'à présent figure de favori pour la présidentielle de 2018. Sa condamnation est la plus spectaculaire depuis le début de l'affaire Petrobras, du nom de la compagnie pétrolière publique, qui empoisonne la vie politique brésilienne depuis trois ans.

Le juge Sergio Moro l'a reconnu coupable d'avoir accepté 3,7 millions de reals (1 million d'euros) de la part de l'entreprise OAS sous la forme de travaux de rénovation d'un appartement situé dans la station balnéaire de Guaruja en remerciement de son intervention pour l'attribution de contrats avec Petrobras. Le fondateur du Parti des travailleurs, qui a été président de 2003 à 2011, est soupçonné d'avoir mis en place un système de rétrocommissions.