Brésil : 404 cas de microcéphalie confirmés, Zika mis en cause

  • A
  • A
Brésil : 404 cas de microcéphalie confirmés, Zika mis en cause
Une mère brésilienne porte son enfant atteint de microcéphalie dans un hôpital à Salvador. @ CHRISTOPHE SIMON / AFP
Partagez sur :

ÉPIDÉMIE - A titre de comparaison, le pays n'avait comptabilisé que 147 cas de microcéphalie en 2014. Le virus Zika est mis en cause.

Plus de 400 cas de microcéphalie ont été confirmés entre octobre 2015 et janvier 2016 au Brésil et 3.670 autres cas suspects sont en cours d'examen, a annoncé mardi le ministère de la Santé. Le pays est actuellement confronté à une épidémie du virus Zika.

147 cas seulement en 2014. Au 30 janvier, 4.783 cas suspects avaient été analysés : 709 ont été écartés et 404 ont eu un diagnostic confirmé, une augmentation de 49,6% par rapport à la semaine dernière. Le nombre de cas suspects a lui progressé de 6,43% en une semaine. Par comparaison, seulement 147 cas de microcéphalie ont été diagnostiqués sur toute l'année 2014.

Des décès de nourrisson en cours d'analyse. Par ailleurs, 76 décès de nourrissons ont été rapportés, dont 15 souffraient de microcéphalie ou d'une autre altération du système nerveux, et le virus Zika a été repéré dans le tissu foetal de cinq d'entre eux. Cinquante-six cas sont en cours d'analyse et cinq ont été écartés. Chez un nouveau-né, tout périmètre crânien inférieur ou égal à 33 centimètres est considéré comme un possible cas de microcéphalie, ce qui est ensuite confirmé ou infirmé par des examens.

220.000 militaires mobilisés. Depuis avril 2015, plus d'un million et demi de Brésiliens ont contracté le virus Zika via le moustique Aedes aegypti. La présidente Dilma Rousseff a assuré mardi que les "ressources financières ne manqueront pas", à six mois des Jeux olympiques à Rio de Janeiro. Le gouvernement brésilien avait déjà annoncé la mobilisation de 220.000 militaires en février pour tenter d'endiguer la progression du virus en menant des opérations de fumigation et d'élimination des points d'eau stagnante, favorables au développement des moustiques.