Breivik : "Je suis anti-nazi"

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Breivik : "Je suis anti-nazi"
La peine de mort ou acquittement sont les "deux seuls verdicts justes", a lancé Andres Breivik@ REUTERS
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 Revivez sur Europe1.fr la troisième journée d'audience du tueur d'Oslo.

La parole a été une nouvelle fois donnée à Anders Breivik. Trois jours après l'ouverture de son procès en Norvège, l'homme accusé de la mort de 77 personnes l'an dernier en Norvège, a de nouveau été entendu. L'auteur du massacre le plus sanglant commis en Norvège depuis la Seconde guerre mondiale n'avait pas pris la parole durant la première journée d'audience, consacrée à la lecture de l'acte d'accusation et aux remarques préliminaires du ministère public. La journée de mardi, tout comme les quatre suivantes, a été consacré au témoignage de celui qui est poursuivi pour "actes de terrorisme".

16h00. L'audience est levée. La troisième journée du procès d'Anders Breivik est terminée. Breivik est apparu sur la défensive, souligne la journaliste de Libération. Les questions du parquet semblent l'avoir déstabilisé, à plusieurs occasions. Est-il fou ? Fanatique ? C'est ce que vont tenter d'établir les deux procureurs au cours des jours qui suivent.

15h58 : "Je suis anti-nazi", déclare Breivik. La parole aux juges. Le juge issu de la société civile, Ernst Henning Eielsen fait remarquer les similarités entre les idées de l'extrémiste et le national-socialisme. Précision de Breivik : "Un national-socialiste dit que la Norvège devrait être aux Norvégiens et que tous les immigrés devraient être mis dehors. Je suis plus libéral. Je peux accepter 2%."





15h42 : Profondément anti-féministe. "La plupart des hommes en Norvège sont féminisés. Beaucoup n'ont pas une colonne vertébrale ou un code d'honneur", a affirmé Anders Breivik. Et d'ajouter : "Je veux changer cela".







15h19 : Breivik dit être prêt à communiquer 90% des informations. A la question de son avocat : "Avez-vous dit la vérité aux policiers depuis le début, ou avez-vous laissé de côté certains aspects ?" Il répond qu'il n'a pas tout dit. Il est prêt à communiquer "90%" des informations. Il parle d'un accord passé avec les policiers et qu'il continuera de ne pas répondre aux questions qui risquent de conduire à l'arrestation d'une personne, rapporte Libération.

15h02 : L'extrémiste admet qu'il utilisait 31 adresses mail. Il s'étonne que seul un tiers de ses comptes de messageries aient été identifiés par la police. Il pensait qu'au moins une vingtaine d'entre eux l' avaient été.

14h46 : Anders Breivik assure que deux autres cellules peuvent frapper à tout moment. Evoquant deux autres "cellules" qu'il a dit exister, il a indiqué en réponse à une question de l'accusation qu'elles pourraient frapper à tout moment.







 

14h37 : les deux verdicts "justes" selon Breivik.  La peine de mort ou acquittement sont les "deux seuls verdicts justes", a lancé Andres Breivik devant le tribunal d'Oslo.

13h00 : Breivik refuse toujours de parler de ses contacts. Le procès a repris après une pause d'une heure. La procureure interroge toujours Andres Breivik sur ses réunions au Liberia et à Londres. Mais le prévenu reste campé sur ses positions et refuse formellement de parler de ce sujet.







12h00 : Le père d'Anders Breivik vit reclus chez lui. Jens Breivik, 76 ans, ne sort pratiquement plus de son domicile, rapporte La Dépêche du Midi. Le père de l'auteur de la tuerie d'Oslo, vit à Cournanel, aux portes de Limoux dans l'Aude. Depuis le massacre du 22 juillet, l'homme traqué par les médias, évite un maximum de recevoir des gens chez lui.

Il a assuré l'an dernier dans une interview à la Dépêche du Midi qu'il n'avait plus aucun contact avec son fils. Divorcé quand Anders Breivik avait un an, le retraité a rompu tout lien avec son fils il y a quinze ans. "Il aurait dû se suicider, je pense que c'est ce qu'il aurait dû finir par faire, plutôt que de tuer tant de personnes. Je n'aurai plus jamais de contact avec lui. Je ne pourrai plus jamais revenir en Norvège. Je vous reçois uniquement pour parler de ma vie ici dans ce petit village limouxin. C'est notre terre d'asile désormais. Je veux tourner la page pour les miens. Comment faire autrement ?", avait-il confié.

11h50 : Breivik se décrit comme un "modèle". Il assure qu'il s'est "sacrifié" pour introduire la "tradition du martyr auprès des militants nationalistes en Europe".

11h40 : Breivik révèle son nom de code. L'auteur revendiqué de la tuerie d'Oslo indique qu'il avait choisi le nom de code de Sigurd à l'image du roi norvégien au XIIeme siècle. Un roi qu'il qualifie comme "le plus important leader que la Norvège ait connu."







11h20 : L’extrémiste reconnaît que son recueil est un rien "pompeux". La procureure demande à Anders Breivik s'il a modifié certains faits, s'il a exagéré les rencontres qu'il a pu faire à Londres ou au Liberia. Il dément. "Rien n'a été inventé, mais il faut regarder ce qui a été écrit dans un contexte. C'est une glorification de certaines idées, de certains principes et de certains motifs", déclare-t-il.

Ce dernier reconnaît toutefois qu'il a écrit le manifeste dans un "style pompeux". Un terme qu'il utilise très régulièrement depuis le début du procès. Breivik explique que ce manifeste était rédigé pour "vendre du rêve", "vendre une idéologie", comme le rapporte une journaliste du Guardian sur son compte Twitter.









11h10 : Breivik précise l'identité de son "mentor". Dans son manifeste, Anders Breivik rapporte qu'il a rencontré un "mentor" qui utilisait le pseudonyme de "Richard", en l'honneur de Richard Coeur de Lion. Une rencontre qu'il a fait lors d'une réunion de la fondation de l'Ordre du Temple en Europe, à Londres, en 2002.

11h00. Breivik se terre dans le silence. L'auteur revendiqué de la tuerie refuse de répondre aux questions de la procureure. Pourquoi est-il allé à Londres ? Qui est le mentor auquel il fait référence dans son manifeste ? Était-il à la tête de l'organisation ? Autant de questions auxquelles Andres Breivik refuse de répondre. Il répète seulement qu'il était en contact avec trois autres personnes en plus du Serbe qui se trouvait au Liberia.







10h50 : Les femmes ne pourraient pas reproduire ce qu'il a fait. Dans son manifeste de 1.500 pages diffusé le jour des attaques, l'extrémiste de droite de 33 ans donne les "qualités nécessaire" pour s'engager comme il l'a fait. Interrogé par la procureur, Anders Breivik précise que "les femmes ne pourraient pas" commettre de tels actes, "sauf une femme sur dix", précise-t-il, selon une journaliste du Guardian sur Twitter.







10h40 : Comment est-il parvenu à entrer au Liberia ? Après avoir refusé de répondre aux questions de la procureure, Andres Breivik a fini par préciser comment il était parvenu à s'introduire au Liberia. "J'ai dit que je travaillais pour l'Unicef, que j'avais un cœur déchiré." Il était en effet allé chercher des brochures de l'Unicef au siège de l'association en Norvège, pour rendre son récit plus crédible, rapporte Libération. A ses proches et à ses deux gardes du corps, il assurait qu'il faisait du trafic de diamants. "C'était une bonne histoire. Personne n'aurait pu penser que c'était inventé", s'est-il vanté.

10h20 : Anders Breivik et la tactique du "lone wolf". "La seule façon d'échapper à la surveillance de la police était de rester à l'écart des militants nationalistes", a déclaré Anders Breivik. Ce dernier n'appartenait ni à un gang criminel ni à un mouvement extrémiste. Il a donc mené son combat seul.

Une tactique qui fait référence à l'imaginaire du "lone wolf" qui invite les partisans à un terrorisme individuel. "Aucun risque de fuite ou de trahison : on agit seul, chacun se charge solitairement de mener une action terroriste", Nicolas Lebourg, chercheur à l’université de Perpignan, spécialiste de l’extrême droite et de la violence politique, interrogé par Le Monde. Pour en savoir plus sur l'imaginaire du "lone wolf", Le Monde a réalisé une interview en juillet dernier.

10h10 : Breivik refuse de s'exprimer sur ses contacts avec d'autres nationalistes. Anders Behring Breivik a refusé mercredi de s'exprimer sur ses contacts avec d'autres militants nationalistes qui auraient conduit à la création des Chevaliers Templiers, l'organisation mystique à laquelle il prétend appartenir. "Je ne souhaite pas m'exprimer là-dessus", a répété Breivik à de maintes reprises, en réponse aux questions insistantes de la procureure Inga Bejer Engh.

10h00 : Andres Breivik interrogé sur le début de son engagement. La cour revient sur l'époque ou Anders Breivik a basculé dans l’extrémisme, c'est-à-dire en 2001. Selon l'auteur revendiqué la tuerie d'Oslo, ancien membre de la société des Chevaliers templiers, son engagement est liée aux bombardements de la Serbie par l'Otan.

"C'est arrivé en 2001 et c'est la raison pour laquelle je suis allé au Liberia, puis à Londres, où j'ai rencontré trois personnes." La procureur Wenche Elizabeth Arntzen a bien tenté de savoir l'identité de ces trois militants nationalistes. En vain.

Le journaliste du Monde Olivier Truc rappelle sur Twitter que la presse norvégienne évoquait le nom de Milorad Ulemek :













9h40 : La cour cherche à déterminer l'état psychologique d'Anders Breivik. Le tribunal d'Oslo va devoir juger si l'extrémiste est malade ou pas. Pour l'heure, l'accusation n'a pas encore tranché sur son état mental. Au cours de ces quatre journées d'audition, les juges vont tenter de savoir si Anders Breivik est un fou ou un dangereux fanatique. La première expertise psychiatrique officielle qui a conclu à son irresponsabilité pénale. Entre-temps, une autre expertise est venue contredire ce premier rapport.

9h30. L'extrémiste encourt 21 ans de prison. Pour rappel, si Anders Breivik est reconnu pénalement responsable, il encourt 21 ans de prison. Une peine qui pourra ensuite éventuellement être prolongée aussi longtemps qu'il sera considéré comme dangereux. Dans le cas contraire, il devra subir un traitement psychiatrique dans un établissement fermé, potentiellement à vie.

9h19 : L'auteur revendiqué de la tuerie d'Oslo reprend ses explications. La procureure Inga Bejer Engh doit interroger l'extrémiste de droite de 33 ans sur les facteurs qui l'ont conduit à se radicaliser au fil des années pour en arriver à faire exploser une bombe près du siège du gouvernement et à ouvrir le feu sur des jeunes travaillistes sur l'île d'Utoeya le 22 juillet 2011.

9h 00 : Breivik refait son salut extrémiste. Bras droit tendu et poing fermé, qui représente, selon lui, "la force, l'honneur et le défi aux tyrans marxistes en Europe", Anders Breivik est entré dans la salle 250 du tribunal d'Oslo.

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>> Revivez l'audience du mardi 17 avril

>> Revivez le premier jour de l'audience d'Anders Breivik