Boeing disparu : l'usurpation d'identité, "c'est très courant"

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Boeing disparu : l'usurpation d'identité, "c'est très courant"
@ REUTERS/Kham
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INTERVIEW E1 - Christophe Naudin, spécialiste du terrorisme aérien, assure que les fraudes documentaires en avion sont quotidiennes. 

La piste terroriste envisagée. Quarante huit heures après la disparition du  Boeing de Malaysia Airlines avec 239 passagers à son bord,  dont quatre Français, de nombreuses incertitudes demeurent alors que les recherches pour retrouver l’appareil se poursuivent. Lundi, une piste était particulièrement évoquée : celle du terrorisme, après la découverte de plusieurs passeports volés. Deux personnes, qui voyageaient ensemble, s'étaient en effet enregistrées avec des documents autrichiens et italiens volés. Les autorités malaisiennes vérifient actuellement d'autres incohérences : certains voyageurs qui s'étaient enregistrés ne sont finalement pas montés à bord. Des éléments qui ne confirment aucune piste, mais renforcent la thèse terroriste.

Une fraude quotidienne. Christophe Naudin, spécialiste du terrorisme aérien a expliqué au micro d’Europe 1 que ces fraudes sont quotidiennes. “Monter à bord d’un avion avec des documents qui ont été volés ou des faux documents, c’est quelque chose de très courant, ça se passe tous les jours”, a assuré ce spécialiste. 

Un contrôle effectué par des sociétés privées. Ce dernier dénonce le recours quasi systématique du contrôle d’identité à des sociétés privées, qui ne disposent pas de tous les éléments pour contrôler d’éventuelles usurpations d’identité. “Ces sociétés n’ont bien souvent souvent pas accès aux données policières ou à celles d’Interpol.“ Des entreprises qui ne contrôlent donc que l’authenticité et la véracité des documents présentés, sans vérifier s'ils appartiennent à la personne qui les présente. Or, comme le souligne le spécialiste, “les deux documents présentés sont authentiques”.

Un problème international. Des défaillances qui ne sont pas spécifiques à la Malaisie, souligne Christophe Naudin : “on ne sait pas contrôler l’identité des personnes”.

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