Bloomberg, soutien surprise d’Obama

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Bloomberg, soutien surprise d’Obama
Michael Bloomberg, soutien de George W. Bush en 2004, n'a soutenu aucun candidat en 2008.@ REUTERS
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Le très courtisé maire de New York a annoncé jeudi qu’il voterait pour le président sortant.

Un temps démocrate, il a été élu sous l’étiquette républicaine et se dit aujourd’hui indépendant. Le maire de New York, Michael Bloomberg, a annoncé jeudi soir son soutien à Barack Obama, à la surprise générale. Un choix dû en partie au passage de l’ouragan Sandy et motivé par l’implication du président démocrate dans la lutte contre le changement climatique.

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"L’augmentation du nombre d’événements climatiques extrêmes dont nous avons fait l’expérience à New York et ailleurs dans le monde peut être liée ou non [au changement climatique] mais la possibilité que ce soit le cas […] devrait suffire pour que tous les dirigeants élus prennent immédiatement des mesures", écrit le maire de la mégalopole américaine dans sa lettre "Bloomberg View".

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© REUTERS

Avortement et mariage homosexuel

L’élu salue les "mesures importantes" prises par le président ces quatre dernières années, notamment pour "réduire le bilan carbone" du pays. Il se félicite aussi du fait que Barack Obama soutienne le droit à l’avortement et soit favorable au mariage homosexuel.

Ce ralliement, à quelques jours du scrutin, a pourtant de quoi étonner. Il y a quelques jours, Michael Bloomberg avait en effet décliné la proposition de Barack Obama de venir soutenir les sinistrés de l’ouragan dans sa ville, rappelle le site Politico. Dans le numéro de novembre de The Atlantic, le maire estime en outre que la plus grande réussite de Barack Obama, c'est d'être parvenu à se faire élire.

Soutien de Bush en 2004

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© REUTERS

Politiquement, Michael Bloomberg, fondateur de la société d’information financière qui porte son nom, pourrait presque passer pour une girouette. En 2004, il avait soutenu George W. Bush, mais ne s’était prononcé pour aucun candidat en 2008. Dans sa lettre, il écrit même qu’il aurait pu voter pour le Mitt Romney de 2003, quand le républicain était gouverneur du Massachussetts, mais que le candidat de 2012 est "revenu sur toutes les positions sensées" qu’il avait à l’époque.

Il étrille républicains et démocrates

Depuis des mois, Michael Bloomberg ne s’est pas privé d’étriller camps républicain et démocrate, fustigeant le ton général de la campagne. Pour lui, ni Barack Obama, ni Mitt Romney n’avaient abordé les problèmes de fond, comme le réchauffement climatique précisément.

Barack Obama s’est empressé de saluer ce soutien de dernière minute et de féliciter le maire de New York pour "le travail extraordinaire qu’il accomplit en ce moment". La déclaration de Michael Bloomberg ne devrait pas changer grand-chose au vote dans l’État de New York, déjà tout acquis à la cause du président sortant, analyse Politico. Mais elle assure à Barack Obama encore un peu de temps d’antenne favorable à un moment crucial.