Birmanie : au moins 11 morts dans un glissement de terrain, des disparus

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Birmanie : au moins 11 morts dans un glissement de terrain, des disparus
Image d'illustration, glissement de terrain en novembre dernier, à Hpakant dans l'état birman du Kachin.@ STR / AFP
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Le glissement de terrain a eu lieu près d'une mine de jade dans le nord de la Birmanie. Il y aurait de nombreux disparus.

Au moins onze personnes ont été tuées lundi soir dans un glissement de terrain à proximité d'une mine de jade dans le nord de la Birmanie et de nombreuses personnes pourraient être ensevelies, d'après les autorités locales et des résidents.

Onze corps retrouvés. Des milliers de travailleurs birmans pauvres affluent dans cette région aux confins de la Chine pour tenter de trouver des morceaux de jade négligés par les pelleteuses, une activité non contrôlée sur laquelle les autorités et compagnies ferment les yeux "Les secours ont travaillé toute la nuit. Nous avons retrouvé 11 corps jusqu'ici", a indiqué mardi Nilar Myint, un responsable de la province de Hpakant, zone connue pour ses mines de jade. En novembre dernier, un glissement de terrain survenu dans la même zone avait déjà fait une centaine de morts. 

200 personnes sur place ? "Nous pensons qu'environ 200 personnes travaillaient dans cette zone quand le glissement de terrain s'est produit", a déclaré un habitant de la zone, ancien bénévole pour une ONG. Ce type d'accident est fréquent dans cette région, où le paysage est aujourd'hui lunaire tant il a été transformé par l'exploitation des mines, au mépris de l'environnement. Selon les ONG, ces derniers mois, des dizaines de mineurs illégaux tentant de trouver du jade sont morts dans des éboulements de terrain. Il n'existe aucune donnée officielle sur le sujet. En novembre 2015, plus de 110 personnes étaient mortes après l'effondrement d'une montagne de remblais.

En 2014, la Birmanie a vendu sur le marché mondial près de 27,5 milliards d'euros de jade, dix fois le chiffre officiel selon un rapport publié en octobre 2015 par l'ONG Global Witness.