Biens mal acquis : le neveu de Denis Sassou-Nguesso, président du Congo, mis en examen en France

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Biens mal acquis : le neveu de Denis Sassou-Nguesso, président du Congo, mis en examen en France
Le neveu de Denis Sassou-Nguesso est mis en examen en France.@ FADEL SENNA / AFP
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Le neveu du président congolais a été mis en examen début mars en France dans l'enquête sur les "biens mal acquis" de plusieurs dirigeants africains.

Le neveu de Denis Sassou-Nguesso, président de la République du Congo, a été mis en examen en France, mercredi 8 mars, dans une enquête sur les "biens mal acquis" par des dirigeants africains et leurs proches, a appris Reuters mercredi de source judiciaire. Wilfrid Nguesso, âgé de 50 ans, est mis en examen pour "blanchiment de détournement de fonds publics" pour des faits commis entre 2000 et 2011, précise-t-on de même source. Selon Le Monde, qui a révélé l'information, ce proche du président en exercice est soupçonné de financer des acquisitions immobilières et des achats de produits de luxe via des circuits complexes alimentés par des fonds publics.

Montage complexe via des paradis fiscaux. Toujours selon le quotidien, les juges s'intéressent notamment à deux biens immobiliers, un appartement cossu de Courbevoie, dans les Hauts-de-Seine, et une villa dans les Yvelines, dont l'identité du propriétaire, Wilfrid Nguesso, serait dissimulée grâce à un montage complexe passant par des paradis fiscaux. Le Monde précise que le neveu de Denis Sassou-Nguesso est à la tête de la Société congolaise de transports maritimes (Socotram) et de la Société de gestion des services portuaires, une double fonction lui donnant accès à des millions d'euros de taxes.

Le président gabonais également inquiété. Au-delà du cas congolais, la justice française enquête sur des biens acquis par la famille d'Ali Bongo, président du Gabon. Teodorin Obiang, fils aîné du président de Guinée équatoriale et lui-même vice-président du pays, doit quant à lui être jugé au mois de juin à Paris. D'après l'accusation, il a acquis entre 2007 et 2011, soit directement, soit par l'intermédiaire de prête-noms ou de sociétés écrans, un patrimoine considérable en France avec le produit de délits commis dans son pays.