Bernie Sanders, contraint d'apporter son soutien à Hillary Clinton

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Bernie Sanders, le candidat malheureux à la primaire démocrate américaine, a apporté lundi son soutien à sa rivale Hillary Clinton, au grand désespoir des sympathisants du sénateur.

Tout le Parti démocrate américain s’est réuni cette semaine dans une grande salle des sports de Philadelphie. Objectif : afficher un soutien total et indéfectible à Hillary Clinton, la candidate à la Maison-Blanche. Un exercice difficile pour Bernie Sanders, qui a dû faire un discours d'éloge de son ancienne rivale. Le candidat malheureux se dit "fier" de la soutenir, mais ses supporters n'ont pas vraiment apprécié ses déclarations.

La déception des pro-Sanders. Dès la toute première mention du nom d’Hillary Clinton, l’assistance se divise en sifflets et applaudissements. "Hillary Clinton doit devenir la prochaine présidente des Etats-Unis, et je ferai tout pour ça !", a martelé le sénateur du Vermont, très largement acclamé par ses délégués, alors même que, dans la foule, une partie de ses soutiens est en larmes.

Des sondages alarmants. Judy et Mary portaient pour l’occasion des boucles d’oreille à l’effigie de leur héros. "Pour nous, il est de plus en plus évident que seul Bernie peut gagner l’élection. Dans les sondages, il est toujours meilleur qu’Hillary contre Trump", confie l’une d’elles au micro d’Europe 1. Dimanche, la candidate démocrate a été dépassée par le milliardaire dans les projections de vote.

Une victoire de Trump à cause des démocrates ? Pour autant, les deux sympathisantes refusent de suivre les consignes de vote de Sanders, qui invite à voter Hillary Clinton pour faire barrage aux Républicains. "Donald Trump est dangereux pour le monde, mais je pense qu’Hillary l’est aussi, à sa manière, car elle est totalement vendue aux multinationales […] Je pense qu’en novembre on verra le taux de participation le plus faible depuis très longtemps", prédit l’une des deux jeunes femmes qui ajoute, en français : "J’ai honte pour mon pays". Si Trump est élu, conclut-elle, ce sera la faute du Parti démocrate, "assez stupide pour avoir choisi une candidate incapable de le battre".