Berlusconi : "je me sens libéré"

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Berlusconi : "je me sens libéré"
Silvio Berlusconi a annoncé dans un entretien à La Stampa qu’il ne se représentera pas en cas d’élections anticipées. Le chef du Conseil italien estime que "c'est l'heure" de son dauphin : Angelino Alfano.@ REUTERS
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Le chef du gouvernement italien a annoncé mardi soir qu'il démissionnerait sous peu.

Silvio Berlusconi tourne une page. Dans une interview exclusive à La Stampa mercredi, le chef du gouvernement italien a annoncé qu’il ne se représentera pas en cas d’élections anticipées. "Je ne me représenterai pas, et même, je me sens libéré", affirme le Cavaliere dans le quotidien italien.

Le président du Conseil italien a remporté mardi un vote test à la Chambre des députés, mais l’homme de pouvoir a perdu la majorité absolue ce qui l'a contraint à annoncer sa démission dans la soirée. Le chef du gouvernement doit remettre son mandat dès que le parlement aura adopté des mesures budgétaires et économiques promises à l'Union européenne.

"C'est l'heure d'Alfano"

"Avant, nous devons donner des réponses immédiates aux marchés. Nous ne pouvons plus attendre pour approuver les mesures décidées, je me suis engagé auprès de l'Europe et avant de partir, je veux tenir ma promesse", explique-t-il. "Mais je lance un appel à tous, majorité et opposition, pour que ces mesures passent au plus vite et ensuite je démissionnerai", poursuit le président du Conseil.

Et Silvio Berlusconi de transmettre le flambeau à son dauphin, Angelino Alfano, à qui il a déjà confié les rênes de son parti comme secrétaire général du Peuple de la Liberté (PDL, centre-droit). "Maintenant c'est l'heure d'Alfano, ce sera lui notre candidat", a-t-il assuré. Le chef du gouvernement rappelle qu’il lui accorde toute sa confiance : "il est vraiment bon, plus qu'on ne pourrait le penser et son leadership a été accepté par tous".

"Ne pas pouvoir faire la politique que je voudrais"

Silvio Berlusconi a par ailleurs déploré dans cette interview avoir manqué de pouvoir à la tête du gouvernement italien. "Je suis fatigué de ne pas réussir à dicter la ligne et de ne pas pouvoir faire la politique que je voudrais. Je me sens plus puissant comme libre citoyen que comme président du Conseil", affirme-t-il. Et de prendre pour exemple Benito Mussolini : "je lis un livre sur les lettres de Mussolini à (sa maîtresse, ndlr) Claretta, et lui, à un certain moment dit : 'mais tu ne comprends pas que je ne compte pour rien, je peux faire seulement des recommandations'. Voilà, je me sens dans la même situation".