Berlusconi compare Rome et Naples "à des villes africaines"

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Berlusconi compare Rome et Naples "à des villes africaines"
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Silvio Berlusconi a déclaré lundi que Rome, Naples et Palerme "ressemblent plus à des villes africaines qu'européennes" en raison notamment de la "saleté des rues". Des propos que le leader italien a ensuite démentis.

La comparaison frise le propos raciste. Dans une interview à la radio Radio, Silvio Berlusconi a dénoncé lundi la saleté des rues de certaines grandes villes italiennes et la présence sur les murs de graffitis. Des éléments qui font, selon lui, que « Rome, Naples et Palerme ressemblent plus à des villes africaines qu'européennes". A l’inverse, le chef du gouvernement italien, habitué aux déclarations fracassantes, a cité en exemple Tokyo et Pékin "où il n'y a rien qui traîne par terre".

Peu après, sur la Rai, Silvio Berlusconi a ensuite apporté un démenti. "Il y a un malentendu lors d'une de mes interviews. Je n'ai jamais eu l'intention d'attaquer le maire Gianni Alemanno qui fait un excellent travail à Rome, avec une grande et constante détermination personnelle, pour essayer de contrecarrer les attaques de l'opposition de gauche", a fait savoir le premier ministre italien.

Il y a un an, lors de son retour au pouvoir, Silvio Berlusconi avait fait de la crise des ordures à Naples, une priorité de son gouvernement. Mais si le centre-ville est aujourd'hui à peu près propre, le problème des déchets est loin d'être réglé dans la périphérie où la mafia est très présente.