Belgique : la campagne s’agite sur le net

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Belgique : la campagne s’agite sur le net
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Les candidats aux législatives ont investi Facebook. Les électeurs enragent sur les forums.

C’est un signe qui ne trompe pas. Les boîtes aux lettres des Belges, qui traditionnellement débordent de tracts, sont restées vides ou presque pendant la campagne pour les élections législatives de dimanche. "Plutôt que de coller des affiches la nuit, les militants sont derrière leur ordinateur", résume Michel Hermans, professeur de sciences politiques à l'université de Liège, pour qui "les murs physiques ont été remplacés par les murs sur Facebook".

Des candidats en pointe...

Le coup d’envoi de cette campagne sur Internet a été donné… avant même l’organisation du scrutin. Le message "alea jacta est", lancé sur Twitter par le ministre Vincent Van Quickenborne, aurait en effet mis le feu aux poudres et provoqué la chute du gouvernement.

Parmi les candidats les plus en pointe dans cette e-campagne : Bart De Wever, le leader des indépendantistes de la Nouvelle alliance flamande qui ne cesse de monter dans les sondages, ou Yves Leterme, l’ancien Premier ministre, qui voit régulièrement ses "tweets" repris dans les médias traditionnels.

Et des dérapages...

Mais il y a aussi eu des ratés et des dérapages. La page Facebook de Didier Reynders, candidat du Mouvement réformateur, a ainsi été piratée par un faux "Michel Daerden", candidat atypique du Parti socialiste. Lequel a "autant d’amis sur Facebook que d’électeurs", ironise Michel Hermans.

Au-delà, dans une campagne sur Internet qui va de plus en plus vite, le débat s’est souvent résumé à "des phrases choc". "C’est seulement vers la fin de la campagne qu’on a reçu les programmes" des candidats, note Michel Hermans.

La rage sur les forums

Délaissant Facebook et Twitter, les électeurs wallons et flamands ont eux envahi les forums de discussion en ligne, par exemple sur le site du journal Le Soir. "Ils sont littéralement inondés de messages, on peut y lire la rage débridée qui s’exprime. L’intolérance aussi", regrette Michel Hermans.