Belgique : "c’était la fin du monde"

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Belgique : "c’était la fin du monde"
60.000 à 65.000 personnes étaient présentes au festival au moment où l'orage, bref mais violent, s'est abattu.@ Reuters
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TEMOIGNAGE - L'orage qui s'est abattu jeudi sur le festival Pukkelpop a fait au moins 5 morts.

Ils étaient venus pour profiter d'un week-end de musique. Les festivaliers ont eu droit à dix minutes de chaos. L'orage violent qui s'est abattu jeudi après-midi sur l'un des plus importants festivals de rock de Belgique, celui de Pukkelpop, a fait au moins 5 morts, et 65 blessés. Les personnes présentes sur place racontent toutes le même cauchemar : elles n'ont rien vu venir.

>> Lire l'article sur le bilan du drame

"C'était épouvantable"

Des témoins, cités dans les médias belges, ont décrit "des scènes de fin du monde" et évoqué "un chaos incroyable". 

"Le ciel était devenu complètement noir, et nous nous étions abrités en attendant la pluie. Puis, tout à coup, le ciel s’est déchaîné. Le vent s’est levé avec une violence rare. La structure qui soutenait la bâche a cédé. La bâche a commencé à tourner dans tous les sens. Tout le monde s’est mis à courir. Nous nous sommes abrités derrière un petit panneau. Il y avait des grêlons de plus d’un centimètre qui tombaient. J’ai des bleus partout. Des arbres tombaient. C’était épouvantable. C’était la fin du monde", a rapporté une festivalière, Catherine Blaise, citée par le journal belge  Le Soir.

Des internautes ont filmé la violence de l'orage :

Une autre participante, interrogée par Europe 1, estime avoir eu de la chance. "Heureusement, nous étions à l'endroit où il pouvait nous arriver le moins de choses, rien ne pouvait nous tomber dessus. On n'a même pas eu le temps de comprendre, c'est arrivé en quelques secondes. Le premier réflexe des gens a été d'aller sous les chapiteaux mais c'était la pire chose à faire. Un chapiteau s'est effondré, un énorme arbre aussi. On a pensé au pire", admet-elle.

"Les arbres ont fait le malheur des festivaliers"

C'est bien sous les chapiteaux que le drame s'est noué. "Une tente située à l'entrée du site s'est complètement effondrée, c'est comme si elle s' était vidée, aspirée de l'intérieur. Il ne restait plus que les gradins et la bâche déchirée au milieu du terrain ", a raconté à Europe 1, Sylvestre Fontaine, animateur radio à Pure FM, sur place au moment du drame. "Ce qui fait la beauté du site, et en même temps, le malheur des festivaliers, c'est qu'il y a énormément d'arbres ici (...). Certains sont tombés sur des stands de nourriture. (...) des branches sont tombées sur certains festivaliers".

Des ambulances sont ensuite arrivées sur le site. "Après l'accident, il y avait une permanence médicale sur les lieux, qui s'est déployée immédiatement. Ensuite, des moyens de l'extérieur sont arrivés pour prendre soin d'un grand nombre de blessés", a raconté à Europe 1 un responsable de la Croix-Rouge.

Au lendemain du drame, c'est un spectacle de désolation qu'a découvert sur place Baptiste Desgardins, envoyé spécial d'Europe 1. "Qu'il s'agisse du camping ou des scènes où se déroulaient les concerts, les deux endroits sont totalement inondés. Il n'est presque plus possible d'y accéder au risque de s'enfoncer dans la boue", a-t-il constaté.