Bélarus : 57 arrestations dans un raid de la police contre une ONG

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Bélarus : 57 arrestations dans un raid de la police contre une ONG
@ Sergei Gapon / AFP
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Les autorités du Belarus ont effectué samedi une perquisition dans les bureaux d'une organisation de défense des droits de l'Homme, arrêtant des dizaines de personnes.

La police du Bélarus a effectué samedi un raid dans les bureaux d'une organisation de défense des droits de l'Homme, arrêtant des dizaines de personnes dont des observateurs étrangers, peu avant une manifestation prévue de l'opposition, a annoncé l'ONG. L'organisation Viasna a précisé que la police anti-émeutes avait bloqué les accès à ses bureaux à Minsk et menait une perquisition, peu après l'arrestation d'une des principales personnalités de l'opposition dans cette ex-république soviétique, Vladimir Nekliayev.

57 arrestations. Selon Viasna, qui recense les arrestations et les manifestations de protestation des dernières semaines dans le pays, "il y a eu 57 arrestations, y compris des observateurs étrangers". Ces développements interviennent peu avant une manifestation prévue par l'opposition en début d'après-midi dans le centre de Minsk, ainsi que dans d'autres villes pour protester contre le régime autoritaire du président Alexandre Loukachenko.

Manifestations illégales. Les accès à la place où doit se tenir la manifestation étaient toutefois bouclés par une importante présence policière. Une centaine de personnes présentes ont été interpellées peu après 14h00 locales (11H00 GMT). Vladimir Neklyayev devait prendre la parole devant la manifestation de Minsk. Selon sa femme Olga, il a été arrêté à la frontière alors qu'il venait de Pologne. Il est actuellement détenu à Brest, dans le sud-ouest du pays. Les autorités de Minsk ont déclaré illégale la manifestation de samedi.

Agitation sur fond de crise économique. Une série de manifestations ont eu lieu le mois écoulé au Bélarus, rassemblant dans plusieurs villes du pays des milliers de personnes exigeant la démission d'Alexandre Loukachenko et dénonçant une taxe visant les citoyens qui travaillent moins de six mois par an. Cette agitation intervient de plus sur fond de crise économique. Reflet de l'inquiétude des autorités, plusieurs dizaines de manifestants, dont des journalistes et des chefs de l'opposition, ont été jugés après ces rassemblements et condamnés à des peines allant de la simple amende à 15 jours de prison. Alexandre Loukachenko a accusé des manifestants de vouloir préparer des "provocations armées".