Barroso réélu dans un fauteuil

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Barroso réélu dans un fauteuil
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José Manuel Barroso a été reconduit sans enthousiasme, mercredi, à la tête de la Commission européenne pour cinq ans.

Dernière ligne droite d’un marathon de trois mois. Le président de la Commission européenne José Manuel Barroso a été réélu mercredi à son poste pour un mandat de cinq ans mercredi avec 382 voix pour, 219 contre et 117 abstentions. Il garde son fauteuil, sans surprise et sans enthousiasme après des semaines d'incertitudes et de joutes politiques qui ont commencé depuis les élections européennes du 7 juin dernier.

Seul candidat en lice, il a dû endurer des mois durant des attaques virulentes de tous bords. Les critiques fustigent notamment un bilan mitigé, son manque de charisme et sa réaction tardive face à la crise. Ils lui reprochent aussi d'être trop sous la coupe des grands Etats, et de ne pas suffisamment défendre l'intérêt général européen.

José Manuel Barroso est surnommé le "caméléon", une trouvaille de l’Allemand Martin Schulz. "Quand il parle aux socialistes, il est socialiste. Quand il parle aux libéraux, il est libéral, et quand il parle aux Verts, il fait l'écolo", persifle le président du groupe socialiste et démocrate, dont fait partie le PS.

José Manuel Barroso a opéré des retournements fréquents tout au long de son parcours politique. Membre dans les années 1970 d'un mouvement maoïste à l'époque de la révolution des Œillets au Portugal, il intègre dans les années 1980 une formation de centre-droit, avant de défendre un credo libéral en arrivant à la tête de la Commission européenne.

Premier président de la Commission a répéter un mandat depuis le départ de Jacques Delors en 1995, il n’a en revanche pas atteint la majorité qu'il avait recueillie en 2004 (413 voix pour), ni celle obtenue par son prédécesseur, Romano Prodi, en 1999 (392 voix pour).

Ce polyglotte de 53 ans doit désormais s'atteler à la composition de la nouvelle Commission, même si une incertitude demeure sur la forme de celle-ci en fonction du résultat du référendum organisé le 2 octobre en Irlande sur le traité de Lisbonne. "Dans la prochaine commission, c'est évidemment clair, il y aura des membres de la famille socialiste, de la famille libérale", a–t-il annoncé dès son investiture mercredi.

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