Barroso dénonce l'anti-américanisme des critiques de son embauche par Goldman Sachs

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Barroso dénonce l'anti-américanisme des critiques de son embauche par Goldman Sachs
L'ancien président de la Commission européenne est vivement critiqué pour son embauche par la banque américaine Goldman Sachs. @ AFP
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L'ancien président de la Commission européenne a fustigé les critiques sur son embauche par la banque américaine. 

José Manuel Barroso ne désarme pas. L'ancien président de la Commission européenne a affirmé mardi que l'indignation suscitée par son embauche par la banque Goldman Sachs était dû à l'anti-américanisme des Européens. "Dans certaines parties de l'Europe, il y a un état d'esprit négatif envers les Etats-Unis, envers tout ce qui vient des Etats-Unis, et je pense que c'est une erreur" a-t-il déclaré.

"La finance internationale, une institution aux Etats-Unis." Barroso, tête de l'exécutif de l'Union européenne pendant dix ans (2004 à 2014), est vilipendé de toutes parts depuis son arrivée en juillet à la banque américaine Goldman Sachs, montrée du doigt pour son rôle dans la crise des "subprimes" en 2008. "Cette affaire montre surtout l'état d'esprit négatif de nombreuses personnes à l'égard de la finance internationale, considérée comme une institution aux Etats-Unis", a-t-il dit lors du "Web summit", une réunion annuelle des acteurs d'internet, organisée à Lisbonne.

"Cela montre qu'il y a encore des mentalités opposées au Nouveau monde, au monde financier, à la planète mondialisée dans laquelle nous vivons", a assuré l'ancien Premier ministre portugais, engageant les Européens à changer de mentalité s'ils voulaient rattraper les Etats-Unis. "Je pense que c'est une erreur. Nous avons besoin de davantage de contributions innovantes dans la finance", affirmant que les start-ups aux Etats-Unis butaient contre moins d'obstacles.

Une vive polémique. Barroso n'a pas manqué de rappeler qu'il avait bien attendu plus d'un an et demi avant d'accepter son poste chez Goldman et qu'il n'avait enfreint aucune règle européenne. Une pétition lancée par un collectif d'employés des institutions européennes rassemblait plus de 153.000 signatures contre ce "pantouflage". Le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker va proposer d'allonger, pour le président de la Commission, de 18 mois à 3 ans la période dite de "refroidissement", durant laquelle les commissaires doivent demander une autorisation à leur ancien employeur pour rejoindre un groupe privé.