Baltimore : un vétéran de 97 ans battu à mort, signe de l'explosion de la criminalité

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Baltimore : un vétéran de 97 ans battu à mort, signe de l'explosion de la criminalité
Depuis le début de l'année, 211 personnes ont été tuées à Baltimore (image d'illustration) @ MARK MAKELA / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP
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Le vétéran de la Seconde Guerre mondiale de 97 ans a été frappé à mort, signe de la flambée de violence qui endeuille la ville de Baltimore depuis l'affaire Freddie Gray en 2016.

Un ancien combattant de la Seconde Guerre mondiale âgé de 97 ans a été battu à mort chez lui en pyjama par des cambrioleurs à Baltimore. Il s'agit de la dernière victime symbolisant la flambée de criminalité dans cette ville portuaire de l'Est américain, selon le Washington Post.

Une flambée de violence. Wadell Tate a été tué le 21 juillet dans la maison qui était la sienne depuis soixante ans à Baltimore, ville de 2,8 millions d'habitants en proie à des problèmes liés à la drogue, la pauvreté et la ségrégation raciale, a rapporté mardi le journal. Située à environ une heure de route de Washington, Baltimore a connu de violentes émeutes en 2015 avec l'affaire Freddie Gray, un jeune Noir mortellement blessé dans un fourgon de police, qui a sapé la confiance de la population dans la police.

78% d'homicides supplémentaires en 2016. Depuis le début de l'année, 211 personnes ont été tuées à Baltimore, selon les chiffres de la municipalité. La criminalité y a grimpé de 22% en 2016 et le nombre d'homicides de 78% selon le ministre de la Justice Jeff Sessions. Deux nouveaux meurtres ont été commis le week-end dernier alors que des habitants avaient appelé à un cessez-le-feu de 72 heures et organisé des rassemblements publics.

Des réformes de fond de la police. La justice avait abandonné en juillet 2016 les poursuites contre les six policiers impliqués dans l'affaire Freddie Gray. Un juge fédéral avait approuvé en avril une ordonnance administrative enjoignant à la police de Baltimore de procéder à des réformes de fond. Les autorités locales et la police s'étaient mises d'accord sur cette ordonnance l'an dernier, mais l'administration de Donald Trump l'avait retardée en voulant la modifier.