Avec Kim Jong-Un, Dennis Rodman "fait du jet ski, du golf, et surtout du karaoké"

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France 2 diffuse jeudi soir un documentaire inédit dans "Envoyé spécial". Il s'intéresse au basketteur américain Dennis Rodman et à sa relation très particulière avec le dictateur nord-coréen Kim Jong-Un.

Il est entré dans la légende du basket-ball dans les années 1990 aux côtés de Michael Jordan chez les Chicago Bulls. Plus de vingt ans après, si Dennis Rodman fait encoee parler de lui, c'est pour sa relation amicale avec un personnage décrié : le dictateur nord-coréen Kim Jong-Un. L'ancien basketteur aux cinq titres NBA a été très critiqué aux Etats-Unis pour s'être rendu plusieurs fois en Corée du Nord, en 2013 et 2014 notamment, avec d'autres anciennes stars du championnat nord-américain de basket. Il avait notamment été filmé en train de chanter "Bon anniversaire" au dirigeant Kim Jong-Un, son "ami pour la vie". Dans un nouveau reportage inédit, diffusé jeudi soir dans "Envoyé spécial" sur France 2, Dennis Rodman revient sur cette amitié pour le moins controversée démarrée il y a cinq ans.

"Si tu es cool et que l'on peut boire de la vodka, c'est bon". "Si Kim m'a contacté, c'est parce qu'il adore le basket. En fait, il a d'abord demandé à Michael Jordan de venir, mais Michael a dit non et il m'a appelé moi. J'ai dit d'accord, j'aime bien découvrir des coins à travers le monde", raconte au journaliste Dennis Rodman, tout en décontraction. Dictateur ou non ? Peu importe : "Je lui ai dit : 'je m'en tape de qui tu es. Tant que tu es sympa, je suis sympa, que tu sois président, dictateur ou autre chose. Si tu es cool et que l'on peut boire de la vodka, c'est bon'", complète-t-il avant d'éclater d'un rire sonore.



"On fait du jet ski et on monte à cheval". D'ailleurs, il décrit au journaliste de France 2 une relation d'amitié relativement "banale", bien loin de ce qu'on pourrait imaginer d'un dictateur : "On fait du jet ski, du golf, on monte à cheval, et surtout on fait du karaoké. On chante beaucoup, chacun notre tour. Il y a à peu près 80 personnes autour de nous, des gens qui l'acclament, qui l'applaudissent. Je n'ai jamais vu ça", commente-t-il, toujours autant détendu. "Bon, je ne voudrais pas réduire son pouvoir dans son pays, il le dirige, à sa façon, mais ça ne l'empêche pas de faire les mêmes conneries que tout le monde".

"C'est juste un môme". Pour Dennis Rodman, qui assure au journaliste de France 2, ne pas être payé pour dire ça, le dictateur n'a rien d'un fou. C'est "juste" "un môme". "A partir du moment où son père est mort, il a bien fallu qu'il reprenne les rênes". Et tant pis si en Corée du Nord la population est aux abois. "Tout le monde ne parle de ce pays que pour dire des trucs négatifs, les camps de concentration tout ça. Moi je vois aussi beaucoup de beauté là bas. Les choses changent", complète-t-il. "Tous les pays ont des camps de concentration, ça s'appelle des prisons. Donc ce qu'il fait là-bas, on le fait ici aussi", ajoute-t-il dans cette interview assez surréaliste.