Aux Etats-Unis, les dérives de Donald Trump inquiètent son propre parti

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Aux Etats-Unis, les dérives de Donald Trump inquiètent son propre parti
@ AFP
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Les propos de plus en plus extrémistes du milliardaire américain inquiètent une partie du monde conservateur qui improvise une riposte pour l'empêcher de gagner les primaires. 

En tête de la course à l'investiture présidentielle du parti républicain, Donald Trump et ses propos de plus en plus extrémistes inquiètent une partie du monde conservateur qui improvise une riposte pour l'empêcher de gagner les primaires. 

Controverses populistes et déclarations virulentes. Les controverses initiées par Donald Trump se suivent avec une régularité remarquable, la dernière en date étant l'affirmation que des musulmans de la région de New York avaient célébré l'effondrement des tours jumelles du World Trade Center le 11 septembre 2001, une rumeur à l'époque rapidement dégonflée. Ses déclarations sont devenues si virulentes que des personnalités s'interrogent ouvertement au sein du parti républicain sur l'attachement réel du candidat aux valeurs démocratiques. Encore cette semaine, Donald Trump a semblé se moquer du handicap physique d'un journaliste, en plein meeting

"Trump est un fasciste", a dénoncé un conseiller de Marco Rubio.  "Et ce n'est pas un terme que j'emploie facilement ou souvent. Mais il le mérite", a écrit sur Twitter Max Boot, un expert en histoire militaire qui conseille un autre candidat aux primaires républicaines, le sénateur Marco Rubio. Le New York Times a dénoncé "les mensonges racistes de Donald Trump". Le Seattle Times a employé des termes tout aussi durs pour condamner ses dérives: "Le message de campagne de Trump reflète une sorte de fascisme insidieux" et "il faut le rejeter". Pour l'instant, plus d'un républicain sur quatre le soutient, à un peu plus de deux mois du début des primaires en février 2016.

La riposte anti-Trump s'organise chez les autres républicains. La riposte républicaine anti-Trump s'organise. Des candidats ne mâchent plus leurs mots, comme le gouverneur de l'Ohio John Kasich, loin derrière Trump dans les intentions de vote des républicains. Une vidéo publiée par son équipe sur internet met en scène un ancien prisonnier de guerre au Vietnam paraphrasant l'ancien pasteur allemand Martin Niemoller, illustre opposant du régime nazi. "Cela ne vous fait peut-être rien que Donald Trump dise que les musulmans doivent se déclarer auprès de leur gouvernement, car vous n'en êtes pas un", dit le colonel à la retraite. "Mais pensez à ça: s'il continue et qu'il est vraiment élu président, il s'en prendra peut-être à vous. Vous feriez mieux d'espérer qu'il restera alors quelqu'un pour vous aider".