Australie : la plus grande banque du pays annonce la démission de son directeur exécutif

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Australie : la plus grande banque du pays annonce la démission de son directeur exécutif
Le directeur général de la banque quittera son poste à la fin de l'année fiscale 2018@ PETER PARKS / AFP
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La Commonwealth Bank est sous le coup d'une enquête du renseignement financier pour des violations des lois contre le blanchiment et le financement du terrorisme.

Le directeur général de la Commonwealth Bank, la plus grande banque australienne, va démissionner, a annoncé lundi l'établissement, soupçonné de violations des lois contre le blanchiment et le financement du terrorisme.

Des soupçons de blanchiment et de financement du terrorisme. Le directeur exécutif, Ian Narev, "quittera ses fonctions d'ici la fin de l'année fiscale 2018", a déclaré dans un communiqué la présidente de la Commonwealth Bank, Catherine Livingstone. Les appels à la démission de Ian Narev se sont multipliés la semaine dernière, après que le service du renseignement financier Austrac a ouvert une enquête contre la banque.

La Commonwealth Bank est accusée d'avoir omis de lui fournir des rapports sur plus de 53.000 cas de transactions en liquide de plus de 10.000 dollars australiens chacune, réalisées dans des automates. Le total de ces transactions, réalisées entre novembre 2012 et septembre 2015, atteindrait 624,7 millions de dollars australiens (495 millions d'euros).

Une situation désormais clarifiée. Le directeur général de la Commonwealth Bank, âgé de 50 ans, avait dans un premier temps assuré qu'il se maintiendrait à son poste. Mais la présidente a expliqué lundi que la banque voulait mettre fin aux spéculations concernant son avenir. Le communiqué "fournit cette clarté et lui permettra de se concentrer, en tant que PDG, sur une gestion fructueuse des activités" de la banque d'ici son départ, a assuré Catherine Livingstone.

Des transactions douteuses non-signalées. L'établissement bancaire est accusé de ne pas avoir signalé en temps et en heure, voire pas du tout, des transactions financières douteuses pour 77 millions de dollars australiens (51 millions d'euros). Elle n'a pas mis en place de surveillance de certains clients même après avoir été alertée de la possibilité de blanchiment, selon Austrac. Chaque violation pourrait valoir à la banque une amende de 18 millions de dollars australiens (12 millions d'euros) si bien que la facture finale pourrait être colossale.

Deux motifs de soupçons. La Commonwealth Bank est dans le viseur du service du renseignement Austrac, mais aussi du régulateur des entreprises australien, la Commission des valeurs et investissements (Asic). Cette dernière a ouvert une enquête pour savoir si la banque a respecté ses obligations de divulgation et le droit des entreprises.