Australie : des objets repérés près de la zone du crash du MH370

  • A
  • A
Australie : des objets repérés près de la zone du crash du MH370
Les recherches du vol MH370 sont suspendues depuis janvier 2017.@ GREG WOOD / POOL / AFP
Partagez sur :

Une étude révèle la présence d'objets fabriqués par l'homme près du site du crash du vol MH370, quelques semaines après la disparition de l'avion.

Plusieurs objets "probablement fabriqués par l'homme" flottaient près du site du crash du MH370 quelques semaines seulement après sa disparition, ont annoncé mercredi des scientifiques australiens, plus de six mois après la fin des recherches.

Soixante-dix objets identifiables. Selon deux nouveaux rapports scientifiques, des photos, prises par des satellites militaires français deux semaines après la disparition de l'avion mais non divulguées au public, montraient au moins 70 objets identifiables flottant près d'un secteur de l'océan Indien appelé la "zone nord" par les chercheurs. 

Les recherches sous-marines massives de l'appareil de la Malaysia Airlines, disparu en mars 2014 avec 239 personnes à son bord, se sont achevées en janvier après qu'aucune trace de l'avion n'a été trouvée dans une zone de 120.000 kilomètres carrés dans le sud de l'océan Indien, aux larges de la côte ouest australienne. Mais des recherches rendues publiques ces derniers mois suggéraient que le MH370 se trouvait plus probablement au nord de cette zone et identifiaient un nouveau secteur, d'environ 25.000 kilomètres carrés : la "zone nord".

La prudence est de mise. Diffusées mercredi par l'agence nationale australienne pour la recherche scientifique (CSIRO) et par Geoscience Australia, les études ont permis de conclure que douze des objets se trouvant sur les photos étaient "probablement fabriqués par l'homme". Le CSIRO a modélisé la dérive de ces objets pour savoir où ils se trouvaient le jour du crash du MH370 et a constaté que leur emplacement estimé était conforme à celui de la "zone nord", identifiée dans les études antérieures.

Néanmoins, le Bureau australien de la sécurité et des transports (ATSB), qui a mené la mission de recherche, ne veut pas tirer de conclusions hâtives sur l'origine des objets. "La résolution des photos n'est pas assez bonne pour pouvoir affirmer que ces objets proviennent du MH370 et ne sont en réalité pas d'autres objets flottant dans les océans à travers le monde", a déclaré le chef de l'ATSB, Greg Hood. "À l'évidence, nous devons être prudents. Ces objets n'ont pas été définitivement identifiés comme étant des débris du MH370", a-t-il ajouté.