Au secours des pilotes du jet d'Afflelou

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Au secours des pilotes du jet d'Afflelou
@ MAXPPP
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Ils sont en prison en République dominicaine après la découverte de kilos de cocaïne dans leur avion.

Pascal Fauret et Bruno Odos rentreront-ils en France ?  Ces deux pilotes d’avion sont détenus depuis fin mars en République dominicaine, après que la police a découvert  700 kilos de cocaïne à bord de  leur appareil : un Falcon 50, appartenant au lunetier Alain Afflelou, qui l'avait confié à une société de leasing. ce dernier avait aussitôt demandé des explications par courrier à la société gestionnaire et s'était dit "stupéfait".

"Je n’ai jamais douté"

Les deux hommes passent, depuis quatre-vingt dix jours, 23 heures sur vingt-quatre dans une cellule de cinq personnes. Alors en France, leurs proches s’organisent. Quatre-cent personnes ont apporté leur soutien aux familles, convaincus de l’innocence de Pascal Fauret et Bruno Odos.

C’est le cas, notamment, de Philippe Heneman, commandant de bord à Air France, qui les connait depuis trente ans. "Je n’ai jamais douté. Ils se sont retrouvés au mauvais endroit, au mauvais moment et emportés par une affaire internationale qui les a complètement dépassés", confie le président du comité de soutien à Europe 1.

Une libération dans quelques jours ?

Leur avocat, Jean Reinhart s’entretient chaque jour avec les deux pilotes, par téléphone, pour faire avancer leur dossier. "Personne ne les accuse de quoi que ce soit, pas plus la justice française, que la justice de Saint Domingue", explique-t-il sur Europe 1. "La DEA (Drug Enforcement Administration) ne les a entendu que quatre minutes pour leur indiquer qu’ils n’avaient pas à être présents dans ce dossier", ajoute l’avocat, soulignant qu’"ils considèrent que leur détention devient quasiment arbitraire".

En attendant le procès des deux pilotes, un juge de République dominicaine doit décider dans les prochains jours de libérer ou non Pascal Fauret et Bruno Odos. Mais même s’ils sont libérés, les deux hommes ne seront pas autorisés à quitter le pays avant qu’ait lieu le procès des trafiquants de drogue, qui doit se tenir dans six mois.