Au chevet de la Syrie
Dans la foulée des printemps arabes, le peuple syrien se soulève contre le pouvoir autoritaire de Bachar al-Assad, réclamant son départ. © REUTERS

Plusieurs pays se rassemblent pour évoquer la répression syrienne et les moyens d'y mettre fin.

Alors que les violences continuent en Syrie, la communauté internationale se réunit vendredi à Tunis pour définir un plan d'aide humanitaire international à la population et accentuer la pression sur Damas. Plus de soixante pays arabes et occidentaux participent à cette conférence organisée par la Ligue arabe. La Russie et la Chine, qui s'opposent depuis des mois à toute résolution du Conseil de sécurité, boycottent quant à elles cette réunion.

Les participants pourraient lancer, à l'issue de celle-ci, un appel à un cessez-le-feu immédiat et demander l'accès des agences humanitaires aux populations en détresse. Paris défend notamment cette position, le chef de la diplomatie française Alain Juppé a d'ailleurs souligné que l'objectif de la réunion de Tunis était "d'avancer sur la question de l'aide humanitaire".

Reconnaissance du CNS ?

Jusqu'à présent, "les discussions les plus avancées portent sur une trêve quotidienne de quelques heures" proposée par le Comité international de la Croix-Rouge, a estimé jeudi un diplomate européen.

L'objectif de cette réunion est également d'exhorter l'opposition syrienne à se rassembler afin de présenter une alternative au régime de Bachar el-Assad. Le Conseil national syrien (CNS) pourrait obtenir à cette occasion une reconnaissance a minima.

La réunion de Tunis débouchera probablement sur une nouvelle condamnation de la répression menée par le régime de Damas et sur la réaffirmation du soutien de la communauté internationale au plan de la Ligue arabe, lequel prévoit les étapes d'une transition démocratique en Syrie.

Kofi Annan émissaire spécial

Autre signe lancé par la communauté internationale, jeudi, Kofi Annan a été nommé émissaire spécial des Nations unies pour la Syrie. Il est chargé de "fournir ses bons offices afin de mettre un terme à toutes les violences et violations des droits de l'homme et de promouvoir une solution pacifique à la crise syrienne".

Cette semaine, un nouveau bilan dressé par les ONG porte à 7.600 le nombre de morts depuis le début de la contestation, il y a onze mois.