Attentat de Londres : une chaîne humaine en hommage aux victimes

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Attentat de Londres : une chaîne humaine en hommage aux victimes
Des centaines de personnes, dont des policiers et des musulmans, ont rendu hommage aux victimes de l'attentat de Londres.@ OLI SCARFF / AFP
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Des centaines de personnes ont formé une chaîne humaine mercredi sur le pont de Westminster, cible d'un attentat la semaine dernière, pour rendre hommage aux victimes.

Des centaines de personnes ont uni leurs mains mercredi sur le pont de Westminster, à Londres, pour former une chaîne humaine en guise d'hommage aux quatre victimes décédées une semaine plus tôt dans un attentat. Une minute de silence a été observée à 14h40 locales, 15540 en France, soit l'heure précise à laquelle Khalid M. a foncé dans la foule au volant d'une voiture et tué trois personnes sur le pont menant à Big Ben avant de poignarder à mort un policier stationné devant le Parlement et d'être abattu par la police.

Les musulmans mobilisés. De nombreux musulmans se trouvaient par ailleurs mercredi sur Westminster Bridge en mémoire des victimes et pour se dissocier des actes de l'assaillant, converti à l'islam. Des écolières portant le voile tenaient des affiches affirmant : "l'islam dit non au terrorisme" et "islam signifie paix". De nombreux policiers figuraient également dans le cortège. Une cinquantaine de personnes ont été blessées mercredi dernier dans cette attaque, dont douze étaient toujours hospitalisées.



L'enquête se poursuit. Douze personnes ont été arrêtées dans le cadre de l'enquête menée par le commandement antiterroriste de Scotland Yard et une était toujours en garde à vue après la remise en liberté d'une autre mercredi après-midi. L'attentat a été revendiqué par Daech mais Scotland Yard a annoncé lundi ne pas avoir "trouvé de preuve d'une association" du terroriste avec Daech ou Al-Qaïda, ni de preuve qu'il s'était radicalisé en prison. Le président de la Chambre des Communes, John Bercow, a par ailleurs annoncé aux députés l'ouverture de deux audits pour revoir les mesures de sécurité au Parlement, alors que le tueur avait réussi à pénétrer dans la cour de l'édifice.