Attentat de Bombay : les premières victimes déclarées mortes, huit ans plus tard

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Attentat de Bombay : les premières victimes déclarées mortes, huit ans plus tard
L'attentat de Bombay a fait 160 morts en 2008@ EDRO UGARTE / AFP
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Les trois pêcheurs présumés abattus par le commando des attentats de Bombay ont enfin été déclarés morts, huit ans après l'attaque. 

Les familles des victimes vont enfin recevoir un certificat de décès. Trois pêcheurs indiens, présumés abattus par le commando des attentats de Bombay en 2008, ont été déclarés morts par la justice. Cette attaque avait fait plus de 160 morts. 

Les familles indemnisées. Ce jugement d'un tribunal de l'Etat du Gujarat signifie que les familles des disparus, dont les corps n'avaient jamais été retrouvés, vont se voir délivrer un certificat de décès qui leur donnera droit à des indemnisations du gouvernement. "Le tribunal a accepté les demandes des proches des pêcheurs décédés et a ordonné aux autorités locales d'émettre des certificats de décès pour les hommes", a déclaré mardi à l'AFP l'avocat du gouvernement. 

Les corps des pêcheurs jamais retrouvés. En novembre 2008, cinq pêcheurs se trouvaient à bord d'un chalutier au large de la côte du Gujarat lorsque que leur embarcation a été attaquée par des hommes armés, plus tard identifiés comme les assaillants des attentats de Bombay. Le corps du capitaine avait été découvert à bord du bateau, mais aucune trace n'avait été trouvée des quatre autres membres de l'équipage. Or la loi indienne impose qu'au moins sept ans s'écoulent sans signe de vie ou identification d'un corps pour déclarer le décès d'une personne disparue. Les familles de trois marins avait saisi la justice en janvier de l'année dernière pour demander que leur soient issus les certificats de décès de leurs proches. Sans ce document, elles étaient dans l'impossibilité de toucher les indemnisations du fonds dédié aux victimes d'attentats.

Après avoir tué l'équipage du "Kuber", le commando jihadiste avait mis le cap sur Bombay où, le 26 novembre 2008, il avait déchaîné une vague de violence suivie pendant trois jours par les télévisions du monde entier. L'Inde dit avoir des preuves de l'implication de services secrets pakistanais dans la préparation de l'attaque, ce que dément Islamabad.