Attentat à Beyrouth : "c'est la panique"

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Attentat à Beyrouth : "c'est la panique"
Des habitants de Beyrouth témoignent après l'attentat qui a touché le centre-ville.@ REUTERS
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TEMOIGNAGE E1 - Des Libanais témoignent après l'attentat qui a touché le centre de la capitale.

Une "énorme explosion", une "colonne de fumée" et des "gens qui courent partout". Quelques heures après l'attentat qui a frappé le centre ville de Beyrouth, la panique est encore visible. Europe 1 a joint quelques habitants de la capitale libanaise.

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"Les gens courent partout"

Eugénie, standardiste dans un grand hôtel de Beyrouth, à quelques centaines de mètres de la place où s'est produit l'attentat, était dans la rue au moment de l'explosion. "J'ai vu une colonne de fumée monter de la place Sassine, juste à côté de notre hôtel. Les gens courent partout, c'est la panique", raconte-t-elle.

Linda, une étudiante française, était quant à elle en train de déjeuner avec des amies lorsqu'elles ont entendu l'explosion. La place Sassine est "un endroit très fréquenté", assure-t-elle. "Il y a un Starbuck, un KFC", ajoute la jeune femme.

"Si même le centre-ville est touché, c'est effrayant"

"C'est l'un des seuls endroits où il n'y a normalement aucun problème. On nous disait de ne pas aller dans la banlieue sud. Mais là, si même le centre-ville est touché, c'est effrayant", poursuit l'étudiante. Linda estime désormais que "les recommandations du ministère des Affaires étrangères ne sont plus du tout crédibles".

Elle n'a pour autant pas encore décidé si elle rentrait en France ou pas. "Je vais attendre les recommandations du ministère, les SMS de l'ambassade", raconte la jeune femme.

"On craignait ça"

Nehme a surtout eu peur pour ses enfants, dont la garderie se trouve à seulement quelques mètres du lieu de l'attentat.  "Toutes les vitres étaient cassées. Dieu merci, il n'y avait aucun enfant dans la cour. On a eu chaud", témoigne-t-il.

"On craignait ça" :

Ce père de famille dit ressentir "de l'amertume" après cet attentat "parce qu'on a déjà vécu ça et qu'on a pas envie de revenir là-dedans", explique-t-il. "Honnêtement, on s'y attendait un peu quelque part. Vu l'ambiance dans le pays, vu la tension, on craignait ça", confie-t-il encore.