Attaque contre l'Université américaine d'Afghanistan à Kaboul

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Attaque contre l'Université américaine d'Afghanistan à Kaboul
@ AFP
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Des tirs ont retenti à l'université américaine de Kaboul mercredi. Le bilan est encore inconnu.

L'Université américaine d'Afghanistan à Kaboul était la cible mercredi d'une attaque, a indiqué un responsable alors que des étudiants enfermés à l'intérieur du bâtiment faisaient état d'explosions et de tirs. "Nous sommes coincés dans une salle de classe avec d'autres étudiants. J'ai entendu des explosions, et il y a des tirs près d'ici", a raconté un étudiant. "Notre classe est remplie de fumée et de poussière, nous sommes coincés à l'intérieur et nous avons très peur". Des conseillers américains seraient en train d'aider les Afghans à stopper cette attaque.

Un lauréat du Pullitzer présent dans les classes. Nombre d'autres étudiants dans l'université, ont émis des messages de détresse sur Twitter. Parmi eux Massoud Hossaini, photographe d'Associated Press et lauréat du prix Pulitzer. Aucun groupe n'a revendiqué jusque là cette attaque, qui intervient deux semaines après l'enlèvement de deux enseignants de l'université, un Australien et un Américain. Les deux professeurs ont été kidnappés par des hommes armés en uniforme dans la soirée du 8 août en plein centre de Kaboul, le dernier enlèvement en date ciblant des étrangers.

Une université ciblée par les attaques. La direction de cet établissement d'élite, qui a ouvert ses portes en 2006 et accueille actuellement plus de 1.700 élèves, n'était pas joignable dans l'immédiat. L'université américaine d'Afghanistan (AUAF), qui entretient plusieurs partenariats et programmes d'échanges avec de prestigieuses universités aux Etats-Unis comme Georgetown, Stanford et l'Université de Californie, se présente comme "la seule université privée, à but non lucratif, non partisane et mixte d'Afghanistan", République islamique où hommes et femmes sont habituellement séparés.Le ministère de l'Intérieur avait indiqué au début du mois que son campus était protégé en permanence par quelque 70 membres des forces de sécurité.