Attaque "chimique" : Guterres dénonce les "crimes de guerre" en Syrie

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Attaque "chimique" : Guterres dénonce les "crimes de guerre" en Syrie
"Ces événements horribles montrent malheureusement que le droit humanitaire international est violé fréquemment".
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Antonio Guterres, le secrétaire général des Nations unies, a jugé "horrible" l'attaque chimique à Khan Cheikhoun, en Syrie.

Le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, a déploré mercredi que "des crimes de guerres continuent" d'être commis en Syrie, jugeant "horrible" l'attaque "chimique" de la veille à Khan Cheikhoun, au nord-ouest du pays.

"Le droit humanitaire est violé". "Ces événements horribles montrent malheureusement que des crimes de guerre continuent (d'être commis) en Syrie et que le droit humanitaire international est violé fréquemment", a déclaré Antonio Guterres en arrivant à une conférence internationale sur la Syrie à Bruxelles où les chefs de la diplomatie français et britannique ont réitéré avec force leurs accusations contre le régime syrien, qu'ils tiennent pour responsable de l'attaque qui a fait au moins 72 morts mardi à Khan Cheikhoun (nord-ouest de la Syrie).

Nouvelles frappes mercredi. Au même moment, l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH) rapportait que des avions de combat ont conduit mercredi cinq nouvelles frappes aériennes dans la région d'Idleb, dans le nord-ouest de la Syrie, où au moins 72 personnes ont péri la veille dans une attaque chimique. 

Paris met Damas en cause. "Toutes les preuves que j'ai vues suggèrent que c'était le régime d'Assad (...) utilisant des armes illégales en toute connaissance de cause contre son propre peuple", a déclaré le Britannique Boris Johnson. "C'est la confirmation qu'il s'agit d'un régime barbare qui rend impossible à nos yeux d'imaginer qu'il puisse avoir la moindre autorité en Syrie après la fin du conflit", a-t-il ajouté. L'opposition syrienne a la première accusé le "régime du criminel Bachar" d'avoir perpétré cette attaque mardi matin avec des "obus" contenant du "gaz toxique". Washington, Londres et Paris ont également mis en cause Damas, qui nie et incrimine les rebelles.