Attaque chimique en Syrie : pour Trump, il est "possible" que la Russie était au courant

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Attaque chimique en Syrie : pour Trump, il est "possible" que la Russie était au courant
Donald Trump a estimé que les relations des Etats-Unis avec la Russie sont "mauvaises". @ Nicholas Kamm / AFP
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"C'est certainement possible, c'est hautement improbable, et je sais qu'ils enquêtent à ce propos actuellement", a déclaré le président américain. 

Le président américain Donald Trump a déclaré mercredi qu'il était "possible" que la Russie ait été au courant de l'attaque chimique du 4 avril en Syrie, imputée au régime de Bachar al-Assad. "C'est certainement possible, c'est hautement improbable, et je sais qu'ils enquêtent à ce propos actuellement. J'aimerais pouvoir dire qu'ils (les Russes, NDLR) ne savaient pas, mais ils ont pu certainement savoir. Ils étaient là-bas", a déclaré le dirigeant américain lors d'une conférence de presse à la Maison-Blanche au côté du secrétaire général de l'Otan Jens Stoltenberg, en précisant que le Pentagone se penchait sur cette question.

Bachar al-Assad "un boucher". Donald Trump a en outre qualifié de "boucher" le président syrien Bachar al-Assad, accusé par les pays occidentaux d'avoir été l'instigateur de cette attaque. "Des jeunes enfants qui meurent. Des bébés qui meurent. Des pères qui tiennent leurs enfants morts dans leurs bras. Des enfants morts. Il n'y a pas pire à voir et ça ne devrait pas être permis. C'est un boucher. C'est un boucher. C'est pourquoi nous devions faire quelque chose à cet égard", a déclaré le président américain.

Désaccords profonds avec la Russie. L'attaque chimique était aussi au centre d'entretiens mercredi à Moscou entre le ministre américain des Affaires étrangères Rex Tillerson avec son homologue russe Sergueï Lavrov et le président russe Vladimir Poutine. Les responsables de la diplomatie des deux puissances se sont dits prêts à surmonter leur "faible niveau de confiance" pour combattre notamment le "terrorisme".

Mais ils ont surtout exposé leurs désaccords sur la responsabilité du régime syrien dans l'attaque chimique et l'avenir de Bachar al-Assad. Rex Tillerson a prôné le départ "organisé" du président syrien tandis que son homologue russe insistait sur les chaos provoqués par des départs de "dictateurs".