Atlantis : son ultime vol devrait avoir lieu

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Atlantis : son ultime vol devrait avoir lieu
Si Atlantis ne pouvait être lancée dimanche, la NASA devrait attendre le 16 juillet pour un nouveau tir, ceci pour permettre le lancement le 14 juillet d'un satellite de navigation depuis Cap Canaveral.@ REUTERS
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Le dernier lancement de la navette spatiale américaine pourrait avoir lieu en fin de journée.

Une page de l'histoire de l'astronautique américaine se tourne ou presque. Le dernier décollage d'Atlantis, navette spatiale américaine en service depuis 30 ans est prévu vendredi à 17h26, heure française. Les prévisions météorologiques, qui demeurent incertaines, sont au centre de toutes les attentions.

Les opérations de préparation au décollage ont commencé

Le remplissage du réservoir externe de la navette en vue d'une tentative de lancement en fin de matinée a commencé comme prévu tôt vendredi. Hormis la météo, "il n'y aucun problème technique pour le moment qui empêcherait un décollage d'Atlantis à 11h 26 locales", a ajouté un porte parole du Centre spatial Kennedy. Les opérations de remplissage avec près de deux millions de litres d'hydrogène et d'oxygène liquide à très basse température prennent environ trois heures.

L'équipage de quatre astronautes dont une femme seront réveillés à 04h30 du matin (10h30, heure française) et entendront après leur petit-déjeuner les dernières prévisions météorologiques. Peu après, vers 7 heures (13 heures, heure françasie), ils enfileront leurs combinaisons spatiales de couleur orange vif. Ils quitteront ensuite leurs quartiers au Centre Kennedy et embarqueront dans le minibus argenté qui les conduira au pas de tir pour commencer l'embarquement à bord d'Atlantis peu après 8 heures (15 heures, heure française). L'écoutille de l'orbiteur sera enfin fermée à 9h21 (15h21, heure française).

30% de chances de décoller

Les prévisions météo donnent seulement 30% de chances favorables à un lancement, avait annoncé jeudi Kathy Winters, la météorologue de la base aérienne de Cap Canaveral, en Floride. Un violent orage qui s'est abattu sur le Centre spatial Kennedy avait d'ailleurs retardé jeudi le retrait du portique protégeant la navette spatiale en vue de son lancement, le dernier d'un orbiteur. "L'équipe de préparation du lancement examine la possibilité que la foudre soit tombée dans un rayon de moins de 500 mètres du pas de tir", a précisé la NASA dans un communiqué.

Si le lancement devait être reporté, une amélioration de la météo est prévue samedi et dimanche avec respectivement 40% et 60% de chances favorables à un tir. La NASA doit lancer Atlantis dimanche au plus tard. Après cela, elle devra attendre le 16 juillet car l'Armée de l'Air américaine doit lancer le 14 juillet un satellite depuis la base de Cap Canaveral.

Le lancement d'Atlantis vers la Station Spatiale Internationale (ISS) pour une mission de douze jours au total, est destinée à livrer 3,7 tonnes de vivres, équipements et pièces de rechange permettant de satisfaire les besoins de l'avant-poste orbital et de son équipage permanent de six astronautes pendant un an.

Atlantis n’a pas tenu toutes ses promesses

Près d’un million de personnes devraient assister au 135ème et dernier vol de la navette spatiale américaine. Un dernier voyage dont le but est d'approvisionner la Station spatiale internationale (ISS).

135 vols, 30 ans d’histoire et une page qui se tourne car la navette a déçu. Elle devait être récupérable et peu coûteuse, sûre et techniquement facile à entretenir. Hélas, après deux accidents majeurs, Challenger et Columbia, qui ont coûté 14 vies à la NASA, elle est jugée dangereuse par les experts et la facture de chaque vol frise le milliard de dollars.

Le président américain Barack Obama a rendu hommage mercredi à la navette spatiale et jugé qu'il fallait désormais se concentrer sur de nouvelles avancées technologiques pour poursuivre la conquête de l'espace. Les Etats-Unis s’orientent donc désormais vers un spatial différent : un retour aux capsules d’Apollo, de nouvelles technologies, un budget moins astronomique, et l’accès des sociétés privées à l’orbite terrestre.