Assange : nous vivons dans "un régime de surveillance orwellien"

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INTERVIEW E1 – Le fondateur de WikiLeaks réfute toute accusation de complotisme. 

Il a sacrifié sa liberté pour faire vivre son site internet. Julian Assange, fondateur de WikiLeaks, vit depuis deux ans et demi entre les quatre murs de l'ambassade d'Equateur à Londres. Invité exceptionnel d'Europe 1, il défend des principes de transparence et de recherche de vérité. Pour l'Australien, le travail de WikiLeaks ne véhicule pas l'idée d'un grand complot mondial, puisqu'"au quotidien, nous publions des documents sur les agissements effectifs des gouvernements concernés" et non sur des présomptions. Près de dix ans après la première mise en ligne de WikiLeaks, Julian Assange s'agace des accusations de complotisme. Sur son site internet, "il n'y a rien qui concerne des extra-terrestres ou des aliens, rien de tel, mais bien des manœuvres géopolitiques secrètes qui vont à l'encontre de l'intérêt du public".

Un système de surveillance de masse. "Nous voyons l'émergence progressive d'un véritable régime de surveillance de masse parfaitement orwellien", dénonce le pirate informatique, qui précise que ce système "est le fait principalement des gouvernements américain et britannique, mais auquel s'associent 38 autres pays". Comme il le répète depuis deux ans, Julian Assange exprime son incompréhension face à l'impassibilité générale. Selon lui, "c'est là-dessus que les gens devraient se concentrer". "Téléphones et disques durs du monde entier sont sur surveillance, à quoi s'ajoute la coopération d'entreprises comme Google", ajoute le fondateur de WikiLeaks, qui s'inquiète : "Je crois que tout cela rend le monde très vulnérable et fait planer une véritable menace sur le monde contemporain."

S'il n'a pas pu quitter l'ambassade d'Equateur depuis 2012, c'est que Julian Assange craint d'être extradé vers la Suède, puis livré aux autorités américaines qui enquêtent sur lui depuis deux ans. Pour autant, le cyber-militant australien refuse de pointer du doigt un ennemi unique en la personne de Barack Obama, le président américain. "Ce serait très confortable de croire que le monde est aussi simple que cela et que les responsables que nous élisons, ou non, sont effectivement ceux qui gèrent le monde", dit-il au micro d'Europe 1.

>> Retrouvez l'intégrale de l'interview de Julian Assange



Assange : "La Russie ne m'a pas accusé d...par Europe1fr

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