Argentine : tout repose sur l'ADN

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Argentine : tout repose sur l'ADN
@ REUTERS
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Faute de véritable suspect, la police travaille sur les traces ADN recueillies sur le lieu du crime.

Quelques jours après la découverte de deux touristes françaises assassinées sur un chemin de randonnée argentin, les enquêteurs n’ont pu mettre la main sur un suspect, malgré plusieurs arrestations.

Le dernier suspect interpellé, Daniel Vilte, a été arrêté dans la nuit de lundi à mardi et se trouvait toujours en détention mercredi. Mais son seul lien avec l’affaire serait l’achat ou la revente d’une arme de calibre 22, similaire à celle utilisée contre les Françaises.

En l'absence de piste sérieuse, les enquêteurs concentrent principalement leur travail sur l’exploitation des traces ADN recueillies sur les lieux du crime pour identifier le ou les assassins de Cassandre et Houria. Avec les cheveux et les traces de sperme retrouvés, les enquêteurs peuvent "identifier avec 99% de certitude" le ou les coupables.

Quatre touristes argentins activement recherchés

Pour l’heure, aucun témoignage décisif n’est apparu. La seule déclaration notable est celle d’un villageois qui dit avoir aperçu une tente et entendu des coups de feu dans la zone où ont été tuées les deux étudiantes françaises.

La police recherche toujours quatre touristes argentins de Cordoba qui se trouvaient sur le site en même temps que les victimes, d’après le quotidien national Clarin.

S’ils sont obtenus, "ces témoignages apporteront certainement beaucoup. Des affaires plus complexes que celle des deux Françaises ont été résolues avec moins que ça", indique une source judiciaire.

Par ailleurs, les proches des victimes, arrivées à Salta mardi soir, "pourraient fournir des informations importantes" dans le cadre de l’enquête, selon une autre source judiciaire.

Aucun élément entre le 15 et le 29 juillet

Plusieurs zones d’ombres persistent sur l’agenda des deux victimes. "Il y a un laps de temps sur lequel nous n'avons absolument rien. Aucun élément entre le 15 juillet et le jour de la découverte des corps (le 29 juillet). Nous n'avons ni témoignages, ni indices", a reconnu mardi soir le juge Perez chargé de l’enquête.

Selon les résultats de l'autopsie, les victimes étaient mortes depuis 48 ou 72 heures quand leurs corps ont été découverts, a expliqué le juge, le double assassinat ayant donc pu se produire le 26 juillet. "C'est ce laps de temps de dix ou onze jours qui nous occupe dans l'enquête", a-t-il ajouté.