Après Orlando, Trump accuse la communauté musulmane de complicité

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Après Orlando, Trump accuse la communauté musulmane de complicité
Donald Trump@ AFP
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Après la tuerie d'Orlando perpétré par un partisan de Daech présumé, Donald Trump a accusé lundi les musulmans américains de ne pas assez coopérer avec les autorités. 

Nouvelle saillie de Donald Trump contre les musulmans américains. Le candidat républicain à la Maison Blanche Donald Trump a accusé lundi la communauté présente aux Etats-Unis de ne pas coopérer avec les autorités pour dénoncer les suspects comme le tueur d'Orlando, Omar Mateen, qui a abattu 49 personnes dans un club gay.

"Les musulmans doivent dénoncer ces gens-là". Alors que la démocrate Hillary Clinton a relancé le débat sur la facilité d'accès des armes à feu aux Etats-Unis, le républicain a critiqué la communauté musulmane, aux Etats-Unis et à l'étranger, comme il l'avait fait après les attentats de Paris et de San Bernardino l'an dernier. "Nous avons besoin de centres de renseignement car les gens dans les communautés où ces gens habitent, ils savent qu'il y a quelque chose de bizarre", a affirmé Donald Trump dans une interview téléphonique sur CNN. "Mais ils n'appellent pas la police, ils ne dénoncent pas au FBI. Les musulmans doivent dénoncer ces gens-là".

"Philosophie haineuse et horrible". "Il y a des milliers de gens qui vivent aux Etats-Unis et qui ont la même haine dans leur coeur que lui, et nous devons savoir qui ils sont", a-t-il ajouté. Le milliardaire populiste a également répété son appel à interdire l'entrée aux Etats-Unis aux "personnes venant de Syrie et de régions du monde avec cette philosophie si haineuse et horrible", sur ABC, éludant la naissance américaine d'Omar Mateen. Au passage, il a estimé que si les personnes avaient été armées sur la piste du Pulse, la boîte de nuit ciblée ce week-end, "nous n'aurions pas eu cette tragédie-là". 

"Déclarer la guerre à une religion entière". Répondant à Donald Trump, qui la critique pour son refus de parler d'"islam radical" afin de ne pas stigmatiser la religion musulmane, Hillary Clinton a jugé que "djihadisme radical, islamisme radical... pour moi cela signifie la même chose, je veux bien dire les deux, mais ce n'est pas le problème", a-t-elle dit. "Toute cette démagogie et ces paroles ne résoudront pas le problème. Je ne vais pas diaboliser et être démagogue et déclarer la guerre à une religion entière".