Après le séisme, la menace nucléaire

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Après le séisme, la menace nucléaire
@ REUTERS
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Retour sur la situation apocalyptique au Japon, depuis vendredi 11 mars.

Depuis le 11 mars, la crise au Japon ne cesse de s'aggraver : l'important séisme et le tsunami meurtrier sont à l'origine d'une catastrophe nucléaire d'ampleur. Dans le monde, en boucle sur les écrans de télés, défilent les images du chaos nippon, dramatiquement spectaculaires. Le point sur l'avancée des événements, jour après jour, en vidéos.

20 mars : Une certaine amélioration a été constatée dimanche concernant les réacteurs de la centrale nucléaire de Fukushima-Daiichi, mais la situation demeure incertaine, a déclaré le gouvernement japonais. e retour de l'électricité dans les réacteurs n°3 et n°4 pourrait prendre plusieurs jours, a annoncé de son côté l'exploitant de la centrale, Tokyo Electric Power. Les niveaux de radioactivité dépassent les limites de sécurité dans les préfectures de Fukushima et d'Ibaraki. Le ministère de la Santé a interdit la vente de lait cru en provenance de Fukushima. Au total, 300 hommes continuent de lutter contre une surchauffe des six réacteurs de la centrale, gravement endommagée par le séisme et le tsunami du 11 mars dont le dernier bilan officiel est de 8.133 morts et 12.272 disparus.

19 mars : Le Japon a percé des trous dans les toits des réacteurs n°5 et 6 pour prévenir tout risque d'explosion, annonce l'AIEA. La situation s'est, par contre, stabilisée dans le réacteur n°3, qui continue d'être arrosé par des hélicoptères. Un câble électrique est connecté et l'électricité pourrait être rétablie dimanche. Les autorités japonaises ont recommandé aux personnes vivant près de la centrale nucléaire de Fukushima de prendre des pastilles d'iode. Des radiations supérieures aux normes de sécurité sont retrouvées dans des épinards et du lait produits dans la région de la centrale.

18 mars : Une semaine après le séisme, c'est la "course contre la montre" pour refroidir des réacteurs de la centrale nucléaire de Fukushima-Daiichi, gravement accidentés par l'arrêt du système de refroidissement. Les ingénieurs japonais se concentrent sur le rétablissement de l'électricité. Elle pourrait être rétablie dimanche dans le réacteur n°3, le plus inquiétant en raison de la présence de plutonium. Pour la première fois, la possibilité de recouvrir la centrale nucléaire de Fukushima-Daiichi d'un sarcophage a été évoquée... une solution de la dernière chance, utilisée à Tchernobyl il y a 25 ans.

17 mars : A l'aide d'hélicoptères et d'un canon à eau, les autorités japonaises luttent pour tenter de refroidir des réacteurs de la centrale de Fukushima :

Un avion français d’Areva et d’EDF est envoyé aux Japon, avec 100 tonnes d'acide borique (substance chimique permettant d'empêcher la réaction nucléaire) et du matériel de protection contre la radioactivité. Nicolas Sarkozy se dit prêt à se rendre au Japon à la fin du mois de mars, pour "manifester la solidarité" de la France et des autres pays des G8 et G20.

16 mars : L’empereur japonais Akihito s’est publiquement exprimé. Une première depuis 1945, qui témoigne de la gravité de la situation.

Il se dit profondément préoccupé par l'accident nucléaire et ses développements "imprévisibles" :

Un hélicoptère ne parvient pas à répandre de l'eau sur l'un des réacteurs touchés, certainement en raison de radiations trop élevées, selon le ministère de la Défense nippon.

15 mars : Une autre explosion encore est enregistrée dans la centrale de Fukushima-Daiichi.

De la vapeur s’échappe du toit du réacteur n°2 :

Naoto Kan parle d’un risque accru de fuite radioactive, et demande aux personnes vivant dans un rayon de 30 km autour de la centrale de se calfeutrer chez elles.

Une zone d’exclusion aérienne est établie dans un rayon de 30 km autour de la centrale.

14 mars : Une nouvelle explosion s’est produite, cette fois sur le réacteur n°3 de Fukushima-Daiichi.

Les médias japonais diffusent des images de fumée :

L'accident nucléaire de Fukushima a atteint un niveau de gravité "au-delà de Three Mile Island (niveau 5) sans atteindre Tchernobyl" (niveau 7 sur 7), affirme le président de l'Autorité française de sûreté nucléaire (ASN), André-Claude Lacoste.

13 mars : L'Agence japonaise de sûreté nucléaire classe l'accident au niveau 4 sur l'échelle internationale qui en compte 7, soit en dessous de l'accident de Three Mile Island survenu en 1979 aux Etats-Unis (classé à 5) et de la catastrophe de Tchernobyl en 1986 (7). Quelque 110.000 personnes ont été évacuées, dans un rayon de 20 km autour de la centrale de Fukushima-Daiichi, ainsi que 30.000 habitants dans un rayon de 10 km autour de la centrale voisine de Fukushima-Daini.

Le dernier bilan officiel de la police nationale fait état de 688 morts et 642 disparus. Mais le chef de la police de la province de Miyagi assure qu'il faut s'attendre à ce que ce bilan dépasse les 10.000 morts dans cette seule région.

D’après le Premier ministre japonais, le pays vit "sa pire crise depuis 1945" :

12 mars : Une explosion, suivie d’une fuite radioactive, s’est produite sur le réacteur n°1 de la centrale de Fukushima-Daiichi. Quelque 140.000 habitants des alentours ont été évacués :

Les autorités font état de plus de 1.800 morts et disparus.

11 mars : Un séisme de magnitude 9 fait trembler la côte nord-est du Japon, déclenchant un tsunami meurtrier.

La vague qui a touché Sendaï, en vidéo :

Une autre vidéo du tsunami, à Miyako :

Vendredi soir (heure locale), le gouvernement japonais fait état d'un problème dans le circuit de refroidissement de la centrale nucléaire de Fukushima-Daiichi, qu'exploite la compagnie privée Tepco. La direction de Tepco confirme, et indique qu’elle tente de rétablir l’électricité, pour injecter de l’eau dans les réacteurs de la centrale.

Le bilan de la police japonaise fait alors état d’au moins 378 morts et 584 disparus.