Après Lampedusa, Fabius appelle à "agir"

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Après Lampedusa, Fabius appelle à "agir"
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GRAND RENDEZ-VOUS - Le ministre des Affaires étrangères a réagi dimanche au drame de Lampedusa.

L'INTERVIEW. Laurent Fabius appelle à "agir". Le ministre des Affaires étrangères, invité dimanche du Grand Rendez-Vous Europe 1- Le Monde- i>Télé, a réagi au drame de Lampedusa, où plus de cent migrants ont perdu la vie dans le naufrage de leur bateau jeudi. "La Méditerranée ne peut pas rester un immense cimetière à ciel ouvert", a-t-il lancé, indiquant que les Italiens et les Français avaient demandé que le sujet soit à l'ordre du jour de la réunion des ministres européens de l'Intérieur, prévue mardi à Luxembourg.

Un drame au menu du Conseil européen ? Lampedusa sera donc au menu des discussions de mardi à Luxembourg. "Il est très possible que le président de la République porte cela à l'ordre du jour du prochain Conseil européen", prévu en octobre, a aussi précisé le ministre des Affaires étrangères, pour qui "les chefs d’État doivent traduire leur indignation en faits et en actes".



Fabius : "la Méditerranée ne peut pas rester un...par Europe1fr

"Développement, contrôle, sanctions". "Agir", pour Laurent Fabius, "cela veut dire : développement, contrôle, sanctions". "Les gens qui viennent ne viennent pas par plaisir, ils sont chassés par la misère, par des régimes abjects", a indiqué le ministre, pour qui "il faut aider le développement de ces pays". "Il faut que l'Europe, à la fois collectivement et pour chaque pays, passe des accords", a plaidé le ministre.

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Plus de moyens pour les contrôles. Pour Laurent Fabius, Frontex, l'agence européenne pour la sécurité des frontières extérieures de l'UE, "n'est pas dimensionné[e] au niveau où [elle] devrait être". Son budget s'élève à 50 à 60 millions d'euros par an, soit "rien du tout" dans "l'épaisseur du budget européen"."Il faudrait des gardes-côtes, y compris du côté des pays du Sud", a encore ajouté le ministre. Troisième points : les sanctions, car "il n'y a pas de passage sans passeurs". "Ces gens se font des fortunes sur la mort des gens, il faut être extrêmement durs" avec eux.

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