Algérie : l'assaut critiqué par certains pays
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Le choix de passer à l’offensive ne fait plus l’unanimité parmi les pays qui ont des otages.

L’INFO. L'armée algérienne a donné l'assaut jeudi contre le site gazier dans le désert du Sahara où des centaines de personnes étaient retenues par un commando djihadiste. Mais à quel prix ? Le nombre de victimes n'est pas encore connu mais ce passage en force commence à être critiqué par certains des pays dont sont originaires les otages.

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Discrète, la France fait confiance. La diplomatie française a répété jusqu'à présent qu'elle avait entièrement confiance en l’Algérie et est restée muette, bien que les deux pays soient en contact constant. En "off ", le quai d’Orsay a néanmoins confié qu’Alger ne gère pas cette crise de manière entièrement transparente, selon les informations obtenues par Europe 1. La prise d'otages "semble se dénouer dans des conditions dramatiques", a finalement reconnu jeudi en fin de journée le président François Hollande.

Le Royaume-Uni aurait préféré être prévenu. Le Premier ministre britannique David Cameron a regretté jeudi après l'assaut de ne pas avoir été mis au courant à l'avance de l'opération militaire algérienne, a prévenu un porte-parole de Downing Street. D’autant qu’il avait souhaité "un règlement de la situation aussi pacifique que possible", dixit son porte-parole. Le Premier ministre britannique a par ailleurs reporté un discours sur l'Union européenne prévu vendredi à Amsterdam.

Le Japon n’est pas d’accord. Estimant que la sécurité des otages est la "première priorité", le Japon avait même appelé jeudi après-midi l'Algérie à cesser "immédiatement" son opération militaire. Et le porte-parole du gouvernement de préciser "que le gouvernement japonais avait demandé au gouvernement algérien de considérer la vie des personnes comme la plus haute priorité et lui a exprimé sa profonde préoccupation".

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• Les Etats-Unis ne cachent pas leur inquiétude. "Nous sommes évidemment inquiets au sujet des informations sur des pertes en vies", a réagi le porte-parole du président Barack Obama, Jay Carney, en ajoutant, lors d'un point de presse, que "nous essayons d'obtenir des éclaircissements de la part du gouvernement algérien". L'information la plus fiable dont nous disposons à l'heure actuelle (...) montre que des ressortissants américains figurent parmi les otages mais nous n'avons pas plus de précisions à vous donner à ce moment précis", a-t-il ajouté.

• Préoccupé, la Norvège ne commente pas. "Nous manquons d'informations sûres concernant neuf" employés norvégiens de la compagnie Statoil, a réagi le Premier ministre, Jens Stoltenberg, qui n'a pas caché être "préoccupé". Pressé de donner son sentiment sur l'opération militaire algérienne contre les preneurs d'otages, ce dernier a estimé qu'il était "bien trop tôt pour évaluer cette action".