"Air Cocaïne" : "une parodie de justice", pour la femme d'un pilote

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"Air Cocaïne" : "une parodie de justice", pour la femme d'un pilote
@ Photo d'illustration AFP
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Sabine Fauret, la femme d'un des Français condamnés à 20 ans de prison en République dominicaine, confie son incompréhension. 

TÉMOIGNAGE EUROPE 1

Les proches des Français condamnés dans l'affaire "Air Cocaïne" sont sous le choc. Vendredi soir, quatre ressortissants français ont été condamnés à des peines de 20 ans de prison en République dominicaine pour trafic de drogue. Sabine Fauret, la femme de Pascal, un des pilotes de l'avion qui contenait 680 kg de cocaïne répartis dans 26 valises, a confié son incompréhension à Europe 1. " C'est une parodie de justice, les dés étaient joués dès le départ. Ce n'était pas la peine de faire un procès d'une longueur aussi importante", déplore-t-elle.

"Ils ne sont en rien responsables du contenu des bagages". Sabine Fauret, qui a pu avoir son mari au téléphone, assure qu'aucun des Français n'étaient responsables du chargement des valises, ni de leur contenu. Les pilotes Pascal Fauret et Bruno Odos, le passager Nicolas Pisapia et l'apporteur d'affaires Alain Castany avaient été arrêtés dans la nuit du 19 au 20 mars 2013, alors qu'ils s'apprêtaient à décoller de l'aéroport de Punta Cana. Leur avion, un Falcon 50, contenait 680 kg de cocaïne, répartis dans 26 valises. "Pascal et Bruno sont des pilotes sur un vol commercial, ils sont protégés par des conventions internationales. Ils ne sont en rien responsables du contenu des bagages, c'est la responsabilité des zones aéroportuaires", Sabine Fauret.  

"Il n'a jamais demandé à faire ce vol". "A l'heure actuelle je ne sais pas pourquoi mon mari est condamné à 20 ans de prison, si ce n'est parce qu'il était aux commandes de son avion. Pour un pilote, je ne vois pas très bien où il aurait pu se trouver. Il n'a jamais demandé à faire ce vol", conclut la femme d'un des pilotes du Falcon 50. Leur condamnation à 20 ans de prison "n'est toutefois pas définitive", a précisé le quai d'Orsay.