Agressions à Hambourg : huit suspects identifiés

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Agressions à Hambourg : huit suspects identifiés
Des femmes protestent contre les violences à Hambourg, le 10 janvier. @ Roberto Pfeil / AFP
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Plus de 200 plaintes avaient été déposées pour des agressions commises le soir du Nouvel An à Hambourg, comme ce fut le cas également à Cologne.

Huit suspects, tous "d'origine immigrée", dont des demandeurs d'asile, ont été identifiés après les violences du Nouvel An à Hambourg, dans le nord de l'Allemagne. Elles ont été commises parallèlement à celles de Cologne, a indiqué vendredi la police locale. "Parmi ces suspects, se trouvent des réfugiés issus d'un foyer de la ville de Hambourg ainsi que des délinquants vivant depuis plusieurs années" dans la ville portuaire, a ajouté la police. Le communiqué n'évoque aucune interpellation.

205 plaintes. La police a recueilli pour l'instant "205 plaintes", contre 133 dimanche, et "la majorité se réfère à des délits commis" dans une rue du quartier chaud de Hambourg, précise la police. Elle fait aussi état de cas d'agressions sexuelles sans plus de précision. La police de Hambourg a annoncé par ailleurs enquêter sur un groupe d'une vingtaine de personnes présentes au moment des faits, sans toutefois disposer d'éléments tangibles pour l'instant, selon la même source.

Violences à Cologne. La place centrale de Cologne avait également été le théâtre le soir de la Saint-Sylvestre d'agressions de la part d'hommes en bande, essentiellement à l'encontre de femmes, ce qui a suscité un vif émoi en Allemagne. Pour l'heure, plus de 650 plaintes ont été déposées, dont de nombreuses pour des faits à caractère sexuel. La police locale a précisé que les suspects étaient "en grande partie" des demandeurs d'asile ou des immigrants illégaux originaires d'Afrique du Nord. Dans une moindre mesure, des actes de violence ont également été rapportés à Stuttgart, dans le sud de l'Allemagne, le soir du Nouvel An.

Vif débat. En Allemagne, ces violences ont relancé le débat sur la politique d'accueil décidée par la chancelière Angela Merkel, alors que le pays a vu affluer plus d'un million de demandeurs d'asile en 2015. Angela Merkel a durci le ton et a dit souhaiter que les demandeurs d'asile condamnés par la justice, même pour une peine avec sursis, perdent leur droit à rester en Allemagne.