Afghanistan : l'Otan cherche l’apaisement après un raid meurtrier

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Afghanistan : l'Otan cherche l’apaisement après un raid meurtrier
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Le bombardement a fait 55 morts, parmi lesquels six civils, dont un enfant. Plusieurs enquêtes sont en cours pour identifier les responsables.

L’Otan fait profil bas. Des officiers américains et allemands se sont rendus samedi au chevet des victimes du bombardement de vendredi, dans la province de Kunduz, dans le nord de l'Afghanistan, pour tenter d'apaiser la colère et l'indignation soulevées par le raid aérien de l'Alliance.

Les autorités afghanes ont fait état de 55 morts, parmi lesquelles figuraient six civils, dont un enfant, après le raid mené vendredi matin à la demande du contingent allemand par un chasseur américain F-15. L'appareil visait un camion de carburant dont les taliban s'étaient emparés. Des habitants s'étaient massés autour d'un des camions pour collecter de l'essence et ont été brûlés vifs, selon leurs proches.

L'Alliance a d'abord assuré que les victimes appartenaient toutes à la milice islamiste, avant de reconnaître que de nombreux civils avaient été hospitalisés dans le secteur. Les services du président Hamid Karzaï ont annoncé, vendredi, l’ouverture d’une enquête.

Le ministre français des Affaires étrangères Bernard Kouchner a qualifié samedi de "grosse erreur" le bombardement, soulignant la nécessité d'en identifier les responsables. La France a dit "appuyer les demandes d'enquête formulées par le Secrétaire Général de l'OTAN et la Mission des Nations unies en Afghanistan.

L'incident risque de relancer la polémique sur les méthodes de l'Otan, deux mois après l'adoption de nouvelles directives pour protéger les civils afghans.

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